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Le pape François à Fatima : les vidéos

Plus de 500 mille pèlerins pour partager avec lui sa dévotion à Marie. A Fatima, le pape François va canoniser Francisco et sa soeur Jacinta. Des temps forts à vivre ou revivre en vidéos.

Vendredi 12 mai

A 18h30 : Prière du pape François à la Chapelle des apparitions, érigée à l’endroit même où la Vierge est apparue le 13 mai 1917 à trois petits bergers.

Prière à la Vierge de Fatima dans la Chapelle des Apparitions
Le Saint-Père :
Salut Reine,
Bienheureuse Vierge de Fatima,
Dame au Cœur Immaculé,
refuge et chemin qui conduit à Dieu !
Pèlerin de la Lumière qui nous vient de tes mains,
je rends grâce à Dieu le Père qui, en tout temps et en tout lieu, agit dans l’histoire humaine ;
pèlerin de la Paix qu’en ce lieu tu annonces,
je loue le Christ, notre paix, et pour le monde je demande la concorde entre tous les peuples ;
pèlerin de l’Espérance que l’Esprit anime,
je me veux prophète et messager pour laver les pieds à tous les hommes, à la même table qui nous unit.
Refrain chanté par l’assemblée
Ave o clemens, ave o pia !
Salve Regina Rosarii Fatimae.
 Ave o clemens, ave o pia !
Ave o dulcis Virgo Maria.
Le Saint-Père :
Salut, Mère de Miséricorde,
Dame au manteau blanc !
En ce lieu où, il y a cent ans,
tu as montré à tous les desseins de la Miséricorde de notre Dieu,
je regarde ton manteau de lumière,
et, en tant qu’évêque vêtu de blanc,
je me souviens de tous ceux qui,
vêtus de la pureté baptismale,
veulent vivre en Dieu
et prient les mystères du Christ pour obtenir la paix.
Refrain…
Salut, vie et douceur,
Salut, notre espérance,
Ô Vierge Pèlerine, ô Reine universelle !
Au plus profond de ton être,
en ton Cœur Immaculé,
vois les joies de l’être humain
lorsqu’il est en pèlerinage vers la Patrie céleste.
Au plus profond de ton être,
en ton Cœur Immaculé,
vois les douleurs de la famille humaine
qui gémit et pleure dans cette vallée de larmes.
Au plus profond de ton être,
en ton Cœur Immaculé,
orne-nous de la splendeur de tous les joyaux de ta couronne
et fais de nous des pèlerins comme tu as été pèlerine.
Par ton sourire virginal
affermis la joie de l’Église du Christ
Par ton regard de douceur, renforce l’espérance des enfants de Dieu.
Par les mains orantes que tu élèves vers le Seigneur,
unis tous les hommes dans une unique famille humaine.
Refrain…
Le Saint-Père :
Ô clémente, ô pieuse,
O douce Vierge Marie,
Reine du Rosaire de Fatima !
Fais-nous suivre l’exemple des bienheureux François et Jacinthe,
et de tous ceux qui témoignent du message de l’Évangile.
Nous parcourrons, ainsi, toutes les routes,
nous serons pèlerins sur tous les chemins,
nous abattrons tous les murs
et nous vaincrons toutes les frontières,
en allant vers toutes les périphéries,
en y révélant la justice et la paix de Dieu.
Nous serons, dans la joie de l’Évangile, une Église vêtue de blanc, de la pureté blanchie dans le sang de l’Agneau
versé aujourd’hui encore dans toutes les guerres qui détruisent le monde dans lequel nous vivons.
Et ainsi nous serons, comme Toi, une image de la colonne lumineuse
qui éclaire les chemins du monde,
en montrant à tous que Dieu existe,
que Dieu est présent,
que Dieu habite au milieu de son peuple,
hier, aujourd’hui et pour toute l’éternité.
Refrain…
Le Saint-Père avec les fidèles :
 Salut, Mère du Seigneur,
Vierge Marie, Reine du Rosaire de Fatima !
Bénie entre toutes les femmes,
tu es l’image de l’Église vêtue de la lumière pascale,
tu es l’honneur de notre peuple,
tu es le triomphe sur l’assaut du mal.
Prophétie de l’Amour miséricordieux du Père,
Maîtresse de l’Annonce de la Bonne Nouvelle du Fils,
Signe du Feu ardent de l’Esprit Saint,
enseigne-nous, dans cette vallée de joies et de douleurs,
les vérités éternelles que le Père révèle aux tout-petits.
Montre-nous la force de ton manteau protecteur.
En ton Cœur Immaculé,
Sois le refuge des pécheurs
et le chemin qui conduit à Dieu.
Uni à mes frères,
dans la Foi, dans l’Espérance et dans l’Amour,
je me confie à Toi.
Uni à mes frères, par Toi, je me consacre à Dieu,
ô Vierge du Rosaire de Fatima.
Et finalement, enveloppé dans la Lumière qui nous vient de tes mains,
je rendrai gloire au Seigneur pour les siècles des siècles.
Amen !

 

A 22h20 : Bénédiction des cierges et récitation du chapelet

« Salut à la Vierge »       
  Chers pèlerins de Marie et avec Marie ! 
  Merci de m’avoir accueilli parmi vous et de vous être unis à moi en ce pèlerinage vécu dans l’espérance et dans la paix. Dès maintenant, je désire assurer tous ceux qui se trouvent unis à moi, ici ou ailleurs, que je vous porte tous dans mon cœur. Je sens que Jésus vous a confiés à moi (cf. Jn 21, 15-17), et je vous embrasse et vous confie tous à Jésus, « spécialement ceux qui en ont le plus besoin » – comme la Vierge nous a enseigné à prier (Apparition de juillet 1917). Que la Mère, douce et attentive à tous ceux qui sont dans le besoin, leur obtienne la bénédiction du Seigneur ! Sur chacun des déshérités et des malheureux à qui a été volé le temps présent, sur chacune des personnes exclues et abandonnées à qui est nié l’avenir, sur chacun des orphelins et des victimes de l’injustice à qui il n’est pas permis d’avoir un passé, que descende la bénédiction de Dieu incarnée en Jésus Christ : « Que le Seigneur te bénisse et te garde ! Que le Seigneur fasse briller sur toi son visage, qu’il te prenne en sa grâce ! Que le Seigneur tourne vers toi son visage, qu’il t’apporte la paix ! » ( Nb 6, 24-26). 
  Cette bénédiction s’est accomplie pleinement dans la Vierge Marie, puisqu’aucune autre créature n’a vu resplendir sur elle le visage de Dieu comme elle, qui a donné un visage humain au Fils du Père éternel ; et nous, maintenant, nous pouvons le contempler successivement dans les moments joyeux, lumineux, douloureux et glorieux de sa vie, que nous revisitons dans la récitation du Rosaire. Avec le Christ et Marie, nous demeurons en Dieu. En effet, « si nous voulons être chrétiens, nous devons être marials, c’est-à-dire que nous devons reconnaître le rapport essentiel, vital, providentiel qui unit Marie à Jésus et qui nous ouvre le chemin qui nous conduit à Lui » ( Paul VI, Discours au cours de la visite au sanctuaire de la Vierge de Bonaria,Cagliari, 24 avril 1970). Ainsi, chaque fois que nous récitons le Rosaire, en ce lieu béni ou en n’importe quel autre lieu, l’Evangile reprend sa route dans la vie de chacun, dans la vie des familles, des peuples et du monde. 
  Pèlerins avec Marie… Quelle Marie ? Une Maîtresse de vie spirituelle, la première qui a suivi le Christ sur la « voie étroite » de la croix, nous donnant l’exemple, ou au contraire une Dame « inaccessible » et donc inimitable ? La « Bienheureuse pour avoir cru » toujours et en toutes circonstances aux paroles divines (cf. Lc 1, 42.45), ou au contraire une « image pieuse » à laquelle on a recours pour recevoir des faveurs à bas coût ? La Vierge Marie de l’Evangile, vénérée par l’Eglise priante, ou au contraire une Marie affublée d’une sensibilité subjective qu’on voit tenir ferme le bras justicier de Dieu prêt à punir : une Marie meilleure que le Christ, vu comme un juge impitoyable ; plus miséricordieuse que l’Agneau immolé pour nous ? 
  On commet une grande injustice contre Dieu et contre sa grâce quand on affirme en premier lieu que les pécheurs sont punis par son jugement sans placer avant – comme le manifeste l’Evangile – qu’ils sont pardonnés par sa miséricorde ! Nous devons faire passer la miséricorde avant le jugement et, de toute façon, le jugement de Dieu sera toujours fait à la lumière de sa miséricorde. Evidemment la miséricorde de Dieu ne nie pas la justice, parce que Jésus a pris sur lui les conséquences de notre péché avec le châtiment mérité. Il ne nie pas le péché mais il a payé pour nous sur la Croix. Et ainsi, dans la foi qui nous unit à la Croix du Christ, nous sommes libérés de nos péchés ; mettons de côté toute forme de peur et de crainte, parce que cela ne convient pas à celui qui est aimé (cf. 1 Jn 4, 18). « Chaque fois que nous regardons Marie nous voulons croire en la force révolutionnaire de la tendresse et de l’affection. En elle, nous voyons que l’humilité et la tendresse ne sont pas les vertus des faibles, mais des forts, qui n’ont pas besoin de maltraiter les autres pour se sentir importants. […] Cette dynamique de justice et de tendresse, de contemplation et de marche vers les autres, est ce qui fait d’elle un modèle ecclésial pour l’évangélisation » ( Evangelii gaudium, n. 288).Que chacun de nous puisse devenir, avec Marie, signe et sacrement de la miséricorde de Dieu qui pardonne toujours, qui pardonne tout. 
  Pris par la main de la Vierge Mère et sous son regard, nous pouvons chanter avec joie les miséricordes du Seigneur. Nous pouvons dire : Mon âme chante pour toi, Seigneur ! La miséricorde que tu as eue envers tous tes saints et envers le peuple fidèle tout entier, est aussi arrivée jusqu’à moi. A cause de l’orgueil de mon cœur, j’ai vécu distrait derrière mes ambitions et mes intérêts, sans réussir cependant à n’occuper aucun trône, ô Seigneur ! L’unique possibilité d’exaltation que j’ai est celle-là : que ta Mère me prenne dans ses bras, me couvre de son manteau et me place à côté de ton Cœur. Et qu’il en soit ainsi.  
Pape François

Samedi 13 mai

A 9h50 : messe de canonisations de Jacinthe et François