le direct Musique sacrée

On a retrouvé le père Franck Legros !

Souvenez-vous, ce prêtre qui avait « buzzé » en dansant en soutane aux JMJ. Il était présent au Congrès Mission ce week-end. Danser en évangélisant, c’est possible. Récit.

Souriant dans sa soutane, le père Franck Legros nous accueille dans son atelier, « la danse : outil d’évangélisation et d’expression de la foi ». Celle-ci commence par un temps de prière. Le Père Legros est venu avec trois paroissiennes de Gaillon, à côté d’Evreux en Normandie. Le père a plus d’un tour dans sa soutane, il a commencé par l’école de danse avant d’entrer au séminaire passant par l’opéra de Düsseldorf ou encore de Paris. Il y a 13 ans, il créé l’association Hosanna qui propose aux jeunes des cours de danse et un spectacle annuel. « Mais attention, je ne suis pas une école de danse, ce que je propose est toujours avec des temps de prières, d’adoration et d’enseignement« . Avant de se lancer dans cette association, il a demandé à son évêque ce qu’il en pensait,  » il m’a répondu que je serais plus malheureux si je ne le faisais pas ». Depuis, il a eu des baptêmes, des conversions, nous dit-il, souriant. « Il y avait un jeune garçon qui ne voulait pas venir, il trouvait que ce n’était pas pour un homme de danser. J’ai insisté, et j’ai commencé par une chanson de Mickaël Jackson qui a fait le buzz sur internet, avec des prisonniers. Il s’est lancé, et il est parfois meilleur que moi (rires). Ce jeune est encore là. »

Le père Legros a décidé de danser en soutane, « c’est pour que ça interpelle », explique-t-il.

 

Quel enseignement autre que celui du Christ, les jeunes peuvent-ils en retirer ?

 

 » J’ai cette chance à la fois de catéchiser les jeunes (…) mais aussi de faire découvrir le Christ à ceux qui sont à l’extérieur. « 

 

« Que ça choque, c’est normal car ce n’est pas habituel, mais si c’est fait dans un esprit de louange, pour moi c’est purement chrétien ».

 

Le père Legros accueille un grand succès autour de cette association. Plus de 200 personnes participent à ses cours, ce qui lui permet d’évangéliser (en soutane et baskets) et de parler à des jeunes. Faire en sorte qu’ils ne quittent pas l’Eglise après leur profession de foi. Et ça marche.

Et rien que pour le plaisir, le père Franck