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Mère Teresa : les combats d’une vie

« L’amour est un fruit toujours de saison« . Mère Teresa a voulu, au cours de sa vie, faire de sa devise une réalité.

Mere TeresaLes  démunis, les enfants, les plus faibles, les femmes qui vont avorter, la fondatrice des « missionnaires de la charité » n’a voulu en oublier aucun. Pour cela, elle crée le mouroir de Nirmal Hriday (cœur pur, en bengalais),  afin que ceux « qui ont vécu comme des bêtes meurent comme des hommes ». La « Sainte de Calcutta » mène une « croisade de l’amour », et va voir tous les laissés-pour-compte des bidonvilles. La charité est le message essentiel qu’elle portera. Mère supérieure, elle explique aux novices : « Donne tes mains pour servir et ton cœur pour aimer« .

En 1957, cinq lépreux viennent la voir en lui disant qu’ils ont perdu leur travail à cause de leur maladie. Voulant créer un centre d’accueil pour lépreux, les sœurs de la charité sont accueillies par des jets de pierre. Mère Teresa, ayant connu les persécutions dans sa jeunesse en Albanie, décide d’envoyer des ambulances directement aux malades. La confiance en Dieu et l’amour de l’autre sont au cœur de sa mission, elle écrit dans une de ses prières : « Le bien que tu fais aujourd’hui, les gens l’auront souvent oublié demain, fais le bien quand même…« .

Pendant plus de 40 ans, Mère Teresa ira sans cesse vers les rejetés. En novembre 1955, voyant un enfant dévoré dans la rue, elle décide de fonder l’orphelinat de Nirmala Sishu Bavan. Religieuse, au service des plus humbles, elle ira jusqu’à déclarer, en recevant le prix Nobel de la paix à Oslo en 1979 : « Si une mère peut tuer son propre enfant, dans son propre sein, qu’est-ce qui nous empêche, à vous et à moi, de nous entretuer les uns les autres ? ».  L’avortement lui apparaît comme un crime, « si vous ne voulez pas l’enfant à naître, donnez-le-moi, je le veux », dit-elle.

Installant une maison de charité à Rome, Mère Teresa dénonce le matérialisme de l’Occident. « Nous avons tous l’air pressé. Nous courons comme des fous après les progrès matériels ou les richesses. Nous n’avons plus le temps de bien vivre les uns avec les autres : les enfants n’ont plus de temps pour les parents, ni les parents pour les enfants, ni pour eux-mêmes ». Interrogée sur la manière d’imiter son action, elle répond : « Vous voulez changer le monde, rentrez chez vous et aimez votre famille ».

« Moi seule ne peut changer le monde, mais je peux jeter une pierre dans l’eau, pour créer de nombreuses vagues ». La sœur au Sari bleu et blanc a jeté la pierre tellement loin qu’à sa mort 610 missions sont ouvertes dans 123 pays.