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L’Avent pour convertir nos coeurs

Depuis hier, nous sommes rentrés dans le temps dit de l’Avent. A quoi cela correspond ? Réponse avec notre journaliste Jeanne Baurès.

Voici venu le temps de l’Avent, ce before tant attendu avant la fête de Noël. Vous savez, Noël, cette pluie de cadeaux, dont vous avez déjà pensé et repensé la liste 36 fois dans votre tête, tout comme celle du menu qui vous remplira le mieux la panse à ne pas s’en remettre jusqu’au 31.

 De quoi faire défiler ce temps d’attente aussi vite que les trois messes basses de Dom Balaguère. Seulement voilà. Il y a un hic. Le latin – encore lui – nous rappelle que « adventus » veut dire « avènement ». Et pas n’importe lequel : un triple avènement. La venue de Jésus à Bethléem : trop tard pour s’en souvenir ? La venue glorieuse du Christ à la fin des temps : trop tôt pour s’en soucier ? Sa venue dans nos cœurs, enfin. Un moyen concret de se remémorer sa naissance tout en préparant sa venue ultime.

 Ça commence le 4e dimanche avant Noël. Autant dire que vous avez le temps. Et l’Eglise a pensé à tout ! Les deux premières semaines pour méditer le retour du Christ. Ça, c’est la théorie, assortie d’un beau programme de lectures, du violet des habits liturgiques, de traditions comme la crèche dont le centre ne demande qu’à être occupé par le dernier santon et non des moindres. Les deux dernières semaines, pour convertir nos cœurs…

 Vous avez bien lu : con-ver-sion. Un temps pour mettre nos mauvaises habitudes au placard et sortir le manteau des nouvelles résolutions. C’est fait de tous petits rien, comme dirait l’autre.

 Tenez-vous bien : lors de la création de l’avent au Ve siècle, par l’évêque Perpet de Tours, c’était jeûne trois fois par semaine. Ni plus ni moins. Un vrai Carême d’hiver. Mais depuis Vatican II, l’Eglise place ces quatre semaines sous le signe de l’espérance dans la foi du Christ. Ainsi la joie de Noël ne sera pas feu de paille. Pas si l’on décide de vivre pleinement ce temps de l’Avent qui nous est proposé.

 Bref, aucune excuse, au boulot !