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La sainte tunique du Christ : une relique qui attire les foules

Plus de 100.000 pèlerins sont déjà venus vénérer la sainte tunique du Christ, qui est exposée jusqu’à dimanche en la basilique Saint-Denys d’Argenteuil. Radio Notre Dame était présent.

« Quand les soldats eurent crucifié Jésus, ils prirent ses habits ; ils en firent quatre parts, une pour chaque soldat. Ils prirent aussi la tunique ; c’était une tunique sans couture, tissée tout d’une pièce de haut en bas. Alors ils se dirent entre eux : « ne la déchirons pas, désignons par le sort celui qui l’aura ». Ainsi s’accomplissait la parole de l’Écriture : Ils se sont partagé mes habits ; ils ont tiré au sort mon vêtement. C’est bien ce que firent les soldats » (Jean 19, 23-24). 
La Sainte Tunique (DR/Antoine Merminod)
La Sainte Tunique (DR/Antoine Merminod)
La Basilique Saint-Denys d'Argenteuil (DR/Antoine Merminod)
La Basilique Saint-Denys d’Argenteuil (DR/Antoine Merminod)
Ce sont des milliers qui sont venus à Argenteuil, dans le cadre de l’ostension de la Sainte Tunique. Des milliers de personnes, qui viennent, chaque jour, prier devant l’une des trois reliques majeurs de la Passion de Notre Seigneur. Récitation de chapelet de la miséricorde divine, animation d’une chorale, confessions, messes présidées par des évêques de France et de Terre sainte… sont au cœur du pèlerinage.
Présente depuis plus de 1.200 ans à Argenteuil, cette relique de la Passion a été exposée seulement deux fois au cours du siècle dernier : en 1934 et en 1984. Avec environ 4.500 visiteurs par jour, l’ostentation de 2016 a battu tous les records en termes de fréquentation. Selon l’évêché, le cap des 200.000 pèlerins sera passé dimanche.
Cachée pendant des siècles au sein du monastère d’Argenteuil, découpée afin de la protéger pendant la Révolution, la Tunique a traversé les âges, sans jamais perdre la réelle dévotion qui l’accompagne.
Pour certains visiteurs, comme Laura et Isabelle, il était important de venir car des ostensions comme celle-ci, il n’y en a que tous les 50 ans !

Pour d’autres, comme Anna, c’est une véritable preuve d’amour que nous montre le Christ. Il a souffert pour nos péchés, et d’ailleurs, les traces de sang visibles sur la Tunique peuvent en témoigner.

Certains, comme Monique, sont également épatés par le travail de restauration de la Tunique. En effet, ce vêtement de deux millénaires a été de nombreuses fois endommagé par les accidents de l’Histoire, et a donc dû être très largement recousu.

>> Ecclesia Magazine a invité l’abbé Cariot, recteur de la basilique, pour parler de la tunique. C’est à réécouter ici.