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St Louis-Marie Grignion de Montfort : par amour de Marie

Nous fêtons, ce 28 avril 2016, le 300ème anniversaire de la mort de Saint Louis-Marie Grignion de Montfort (1673-1716). Fondateur de trois communautés religieuses, ce confesseur fut totalement dévoué à la Vierge Marie et laisse derrière lui des traités de spiritualité mariale qui continuent d’inspirer grand nombre de personnes

Aîné des dix-huit enfants d’un avocat breton, Louis-Marie Grignion de Montfort naquit en 1673 à Montfort-sur-Meu, près de Rennes. Il entre au séminaire Saint-Sulpice de Paris, à 19 ans, avant d’être ordonné prêtre en 1700 et de devenir aumônier de l’hôpital de Poitiers.

St Louis Marie Grignion de Montfort
St Louis Marie Grignion de Montfort

Le missionnaire

En 1706, il part à Rome afin de rencontrer le pape avec la volonté d’être envoyé en mission, et si possible loin de la France. Reçu en audience par Clément XI, ce dernier l’envoie… en France, avec le titre de « missionnaire apostolique ».

Pendant une dizaine d’années, il sillonne  l’Ouest de la France (Nantes, La Rochelle, Saint-Brieuc, Saintes, Rouen…), de paroisse en paroisse, pour prêcher, confesser et s’occuper des plus pauvres.

Le théologien

Il est l’auteur de plusieurs œuvres dont la plus connue est le Traité de la vraie dévotion à la Vierge Marie, véritable ouvrage de référence sur la théologie mariale.

Saint Louis-Marie est également l’auteur de la célèbre Prière de consécration à la Vierge Marie :

« Je vous choisis, aujourd’hui, Ô Marie,

En présence de toute la Cour Céleste, pour ma Mère et ma Reine.

Je Vous livre et consacre, en qualité d’esclave,

Mon corps et mon âme, mes biens intérieurs et extérieurs,

Et la valeur même de mes bonnes actions passées, présentes et futures,

Vous laissant un entier et plein droit de disposer de moi

Et de tout ce qui m’appartient, sans exception,

Selon Votre bon plaisir, à la plus grande Gloire de Dieu,

Dans le temps et l’éternité « 

Armoiries de Jean-Paul II

On le sait, Saint Jean-Paul II avait une très grande dévotion pour Marie. Sur son blason papal figurait la lettre « M », en référence à la mère de Dieu. « Dans mes armoiries épiscopales, expliquait le pape polonais, la devise Totus tuus s’inspire de la doctrine de saint Louis-Marie Grignion de Montfort. Ces deux paroles expriment l’appartenance totale à Jésus par Marie : ‘Tuus totus ego sum, et omnia mea tua sunt’, écrit saint Louis-Marie ; et il traduit : je suis tout à vous, et tout ce que j’ai vous appartient, ô mon aimable Jésus, par Marie, votre sainte mère ».

 

 

 

Le fondateur

Les Filles de la Sagesse : lorsqu’il était aumônier de l’hôpital de Poitiers, il partagea la table des malades et regroupa les jeunes filles désireuses de servir les pauvres. Parmi elles, la bienheureuse Marie-Louise Trichet, avec qui il fonda la communauté en 1703.

Les pères missionnaires montfortains (anciennement « Compagnie de Marie ») : alors en mission dans le diocèse de La Rochelle, Louis-Marie rédige, en 1713, la « Règle des missionnaires de la Compagnie de Marie », n’ayant jamais perdu la volonté de fonder une communauté missionnaire. C’est l’une des deux branches de la congrégation montfortaines : les pères montfortains sont des missionnaires ruraux.

Les frères de Saint-Gabriel (anciennement « Communauté du Saint-Esprit ») : c’est l’autre branche de la congrégation. En effet, après la mort de Louis-Marie en 1716, c’est une communauté destinée à l’enseignement qui voit le jour, et dont la mission est de donner une éducation chrétienne à des enfants et à des jeunes, à l’instar de la mission rurale de la Compagnie de Marie. Les frères de Saint-Gabriel vont se développer au XIXème siècle et se répandre ensuite dans toute la France.

Épuisé par la fatigue et les pénitences, il meurt lors d’une mission paroissiale,  à seulement 43 ans, à Saint-Laurent-sur-Sèvre (en Vendée) où son corps repose. Ses dernières paroles sont les suivantes :

« Allons, mes bons amis,
Allons en paradis
Quoiqu’on gagne en ces lieux,
Le paradis vaut mieux »

Louis-Marie Grignion de Montfort est béatifié le 22 janvier 1888 par Léon XIII et canonisé le 20 juillet 1947 par Pie XII.