le direct Musique sacrée

On fête l’Immaculée Conception !

Invitée surprise en ce temps de l’Avent : la Vierge Marie. Et oui, car sans elle, pas d’enfant Jésus. Et qui dit pas d’enfant Jésus dit pas de crèche et pas de douze desserts. Bref, vous m’aurez comprise : on lui doit une fière chandelle à la Bonne Mère.

Une chandelle que les lyonnais symbolisent par un lumignon. C’est la fierté de la ville qui s’est crue prophète le 8 décembre 1854, jour où le pape Pie IX définit le dogme de la Conception Immaculée de Marie. Bingo. En effet, c’est à cette date précise que, deux ans auparavant, l’inauguration de la statue de bronze de la vierge au sommet de la basilique de Fourvière avait bien failli être annulée à cause de la météo quand, à la surprise générale, le ciel s’était dégagé in extremis. Imaginez la reconnaissance des fervents lyonnais. Depuis, tous les habitants de l’ancienne capitale de Gaules placent des bougies à leur fenêtre en guise de « MERCI MARIE ». Mais revenons à nos moutons. Ou plutôt à leur pasteur : qu’entend Pie IX par « Immaculée Conception » ? Être immaculée c’est être sans tâche. Zéro péché. Pas humain ? Et pourtant si. On fait un effort et on comprend avec Pie IX qu’il était nécessaire que Marie ait reçu cette grâce particulière pour dire « oui » à la venue du Christ. Parce qu’accueillir Jésus en son corps, ce n’est pas rien. Pas de refus possible : refuser, c’est péché. Le péché, c’est se séparer de Dieu. Un dogme trop difficile à accepter ? Pas sûr, car Dieu souhaite que sa volonté soit fête.