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IVG : on a testé une plateforme d’écoute gouvernementale

Le gouvernement souhaitait élargir le délit d’entrave à l’interruption volontaire de grossesse (IVG) aux sites de « désinformation ». Un débat refusé par la commission spéciale du Sénat chargée du projet de loi égalité et citoyenneté.

« Cet amendement vise à sanctionner les sites internet qui, sous couvert d’une présentation neutre et objective, sont des paravents de groupes anti-IVG qui veulent dissuader les femmes qui souhaitent recourir à l’IVG. Or, les manipulations, les informations faussées délivrées sur des sites qui se font passer pour neutres portent atteinte au libre choix des femmes. En effet, ces sites n’ont qu’un but : culpabiliser les femmes et les dissuader de recourir à l’IVG. » indique un communiqué du ministère des Familles, de l’enfance et du droit des femmes. Si on accuse les sites anti-IVG de « désinformation », notre journaliste a tenté de comprendre comment les femmes étaient orientées sur le site gouvernemental ivg.social-sante.gouv.fr/. Elle a appelé la plateforme en ligne, expliquant qu’elle était maman de trois enfants et enceinte du quatrième.

La plateforme tient son rôle d’informateur rappelant qu’il est important de faire une échographie de datation. C’est après que le ton change. L’écoutante explique notamment à notre journaliste qu’il faut éviter les sites anti-IVG parce que ces derniers peuvent vous harceler et que les sites en question montrent des photos trash, « des photos de foetus de 6 ou 7 mois » parlant du site ivg.net :

Conseillant une visite au planning familial, la conseillère explique que le foetus n’est qu’un œuf. Notre journaliste précise qu’elle est enceinte de 12 semaines. La conseillère ajoute qu’il faut faire rapidement un choix.  En France, la loi dit qu’une IVG ne peut-être pratiquée jusqu’à 14 semaines. Une fois passés les délais, l’écoutante indique qu’ils orientent les femmes vers les Pays-Bas :

« Il est important de ne pas parler de bébé, cela n’en ai pas encore un,  c’est une potentialité ».

Il faut souligner que notre journaliste ne s’est pas présentée en tant que telle, arguant seulement qu’elle était enceinte et souhaitant de simples informations.

A réécouter , l’émission En quete de sens : Proposer une autre voie que l’avortement : un nouveau délit ? avec Emile Duport, du site AfterBaiz, Caroline Roux, secrétaire générale d’Alliance Vita, Maître Bauquier, avocat pénaliste à Paris et Anne Laurence Godfroy, Secrétaire générale adjointe pour le lobby européen des femmes et membre du Planning familial