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Qui était Jean-Baptiste Montini, futur pape Paul VI ?

Celui qui fut le 262ème pape de l’Église catholique romaine entraîna de nombreuses controverses de son vivant, et fut injustement très vite oublié après sa mort. Qui était cet homme qui sera béatifié par le pape François le 19 octobre ?

A l’issu de ce Synode pour la famille, le dimanche 19 octobre, François fera du pape qui a instauré le tout premier synode un Bienheureux. Une occasion pour nous rappeler qui était cet homme, avant qu’il ne devienne pape. Son parcours fut très riche et le mena tout naturellement au trône de Saint Pierre.

Une jeunesse ancrée dans la Foi

Jean-Baptiste Montini est né en 1897 en Italie, et baptisé le 30 septembre de cette même année, jour de la mort de Sainte Thérèse, qu’il aima tout particulièrement de ce fait. Ses parents, plutôt aisés, l’élèvent dans un climat chrétien très fort, mais surtout dans une grande ouverture à l’autre et sur le monde. Il est envoyé étudier chez les Jésuites. Sa santé étant fragile, Jean-Baptiste lit beaucoup et se familiarise avec les écrits des intellectuels français auxquels il voue une profonde admiration ; plus tard, il se liera d’amitié avec Maritain et Guitton. C’est dans ce contexte de calme et de relative solitude que le futur Pape répond à sa vocation et est ordonné prêtre à l’âge de 23 ans.

Destination : Rome

Dès son ordination, son évêque l’envoi à Rome pour parfaire ses études. Il faut dire que le jeune prêtre a été repéré et embauché dans la foulée par la Secrétairerie d’État. Petit à petit, ce prêtre pieux et sérieux gravit les échelons, et à l’âge de quarante ans, il se retrouve nommé substitut de la Secrétairerie. C’est à ce poste qu’il commence à côtoyer le cardinal Pacelli, futur pape Pie XII. Et en 1952, il est nommé pro-secrétaire d’État.

De nombreux engagements

Assistant national des jeunes universitaires italiens, il est pendant longtemps très demandé comme conseiller spirituel par les étudiants. Dès le début de la seconde guerre mondiale, Montini se voit confier la responsabilité du Bureau d’informations, organe de liaison entre les prisonniers de guerre ou internés civils et leurs familles, notamment en donnant à ces dernières des nouvelles des prisonniers par radio. Il diffuse certains messages sur Radio Vatican pour dénoncer l’horreur des actions nazies. Très rapidement, il est plusieurs fois accusé de résistance antifasciste, mais ses opposants ne trouvent aucune preuve contre lui. Pendant les bombardements de Rome, il accompagne le pape Pie XII sur les lieux sinistrés pour réconforter la population faisant de lui un homme extrêmement proche et conscient de la souffrance des gens. Une souffrance qu’il partage, puisque c’est durant cette même période que ses deux parents meurent et que plusieurs de ses amis sont emmenés en camp de concentration. La consécration épiscopale de Montini arrive en décembre 1954 : il est alors est sacré évêque de Milan.

Élection de Jean XXIII

Le pape Pie XII meurt après trois jours d’agonie en octobre 1958. Montini ne l’a pas vu personnellement depuis qu’il est évêque, les deux hommes ne se comprenant plus depuis longtemps. Sur la dépouille du Saint Père, Montini aurait tenu ces propos : « Comme je lui voulais du bien ! Et pourtant, nous ne nous sommes pas compris... ». De nombreux cardinaux souhaitent l’élection de Montini au trône de Saint Pierre, mais cela est impossible, car il n’a pas été nommé cardinal par Pie XII. Cependant, durant le conclave, son nom aurait tout de même été cité deux fois. C’est finalement Jean XXIII qui est élu pape et qui nomme très rapidement Montini cardinal. Jean XXIII ouvre le Concile Vatican II dans un grand optimisme, ne se doutant pas des conséquences que ce Concile aura sur le monde mais aussi et surtout sur le futur pape Paul VI. Une période durant laquelle le cardinal Montini reste plutôt discret ; s’il avait été élu pape à la place de Jean XXIII, il n’aurait certainement pas mis en place ce Concile, étant un homme prudent et assez visionnaire des évènements sociétaux. C’est pourtant lui qui héritera de la lourde charge d’assumer les conséquences du Concile, à la mort de Jean XXIII et à son élection en tant que pape, le 21 juin 1963.

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Sources : Aleteia, Wikipédia