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"J’étais médecin pour me battre pour la vie. Je suis au service de la vie éternelle"

Evêque auxiliaire de Paris depuis plus d’un an, Mgr Michel Aupetit prend la tête du diocèse de Nanterre, succédant ainsi à Mgr Gérard Daucourt. Retour sur un parcours singulier.

Né à Versailles en 1951, Michel Aupetit n’a eu, très tôt, qu’un seul souci : soulager les souffrances de ceux qu’il aime. La médecine s’impose à lui comme une évidence. 1978: il décroche son doctorat en Médecine, avant un diplôme universitaire de Bioéthique Médicale au CHU Henri Mondor à Créteil. Durant 12 ans, il a exercé la médecine générale en cabinet à Colombes.


le point de vue de Mgr Michel Aupetit du 1er… par radio_notre_dame

Issu d’une famille peu pratiquante, Mgr Michel Aupetit a toujours été très attaché à la prière personnelle et à la messe du dimanche. « A 20 ans, j’ai acheté ma première Bible, mais mon discernement et mon cheminement spirituel ont été tardifs », explique le nouvel évêque de Nanterre, « Louis-Marie Grignion de Montfort fait partie des Saints qui m’ont marqué pour sa vie donnée au service de la mission ». 1990: Michel Aupetit entre au Séminaire. La Maison Saint Roch, la Maison Saint Aignan, le baccalauréat Canonique de Théologie. En 1995, il est ordonné prêtre à Notre Dame de Paris. Vicaire à Saint Paul-Saint Louis, aumônier des lycées et collège du Marais. En 2001, le Père Michel Aupetit devient curé de Notre-Dame de l’Arche de l’Alliance dans le 15ème à Paris. En 2006, il est nommé vicaire général. A sa charge: le vicariat sud-est, 7 doyennés et 27 paroisses. « Tant qu’on n’est pas prêtre, on ne sait pas ce qu’est la vie sacerdotale », avoue Mgr Michel Aupetit, « l’écoute médicale est différente de la confession. Au confessionnal, on ne juge personne, il se passe quelque chose d’autre, comme pour l’eucharistie. On est porteur de quelque chose qui ne nous appartient pas ».

« De la fécondité spirituelle »

Sa mission ? Aider l’archevêque de Paris au niveau des paroisses. Aller à la rencontre des gens. Il s’occupe alors de la formation permanente des prêtres, du service des funérailles, de l’œcuménisme, du Judaïsme, de la Culture, mais aussi de la « Cellule de Réflexion Bioéthique » du diocèse. « Le médecin est dans le cas particulier », répète Mgr Michel Aupetit, « le prêtre a la possibilité de prendre de la hauteur et de poser les questions fondamentales, au fur et à mesure que la science avance. Des questions que l’on a bien souvent laisser tomber », dit-il, « qu’est-ce qu’une personne humaine ? Qu’est-ce que l’humanité ? ». C’est à toutes ces interrogations que Mgr Michel Aupetit a cherché à répondre à travers la rédaction de plusieurs ouvrages: « Découvrir l’Eucharistie », « La mort et après ? », ou encore « L’embryon, quels enjeux ? ». Mais aussi à travers l’enseignement de la bioéthique à l’Ecole cathédrale de Paris. « Autrefois, j’étais médecin pour me battre pour la vie. Aujourd’hui, je suis au service de la vie éternelle », répète Mgr Michel Aupetit. Il a fait sienne la Parole de l’Evangile selon Saint Jean : « Je suis venu pour qu’ils aient la vie et qu’ils l’aient en abondance ».

Le 2 février 2013, il est nommé évêque auxiliaire de Paris, 18 ans après son ordination sacerdotale. Une nouvelle charge d’évêque auxiliaire qu’il a appréhendée avec sérénité, tout comme il aborde avec sérénité sa nomination à la tête du diocèse de Nanterre : « Ce qui m’inquiète, c’est ma responsabilité vis-à-vis du Seigneur », répète celui qui est aussi président de Radio Notre-Dame, « En me donnant de nouveaux talents, il me demande d’en produire plus. Et là, il ne s’agit pas de travail mais de fécondité spirituelle ».

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