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L’abbé Pierre et le pape François : la fraternité personnifiée

« On n’est jamais heureux que dans le bonheur qu’on donne. Donner c’est recevoir », disait l’abbé Pierre, « Un sourire coûte moins cher que l’électricité, mais il donne beaucoup de lumière ! ». Ces paroles, le fondateur des communautés d’Emmaüs les répétaient souvent comme si l’évidence avait besoin d’être rappelée.

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L’abbé Pierre utilisait des mots simples, des mots qui touchaient le cœur de chacun, faisant mouche. Cette même simplicité et humilité se retrouvent aujourd’hui dans les propos du pape François. Un discours qui fait étrangement écho à celui de l’abbé Pierre, autour d’un mot-clé : la fraternité.

Contre la culture du rejet

« Je ne dirai pas comme Malraux que le XXIème siècle sera religieux ou ne sera pas. Mais je dirai assurément que le XXIème siècle sera fraternel ou ne sera pas » – L’abbé Pierre

Le 21ème siècle sera fraternel ou ne sera pas. C’est exactement ce qu’a dit, à sa manière, le pape François, lors de son premier message pour la Journée Mondiale de la paix, rendu public le 12 décembre 2013. Rappelons que quelques jours avant la publication de ce message, un sans-abri avait été trouvé mort dans un parking, tout proche du Vatican, dans l’indifférence générale, en particulier celle des médias. Cela avait profondément attristé le Saint-Père et cela a sans doute nourri ses paroles. « La fraternité a besoin d’être découverte, aimée, expérimentée, annoncée et témoignée », écrivait-il alors, rappelant ce qu’il avait déjà dit dans son homélie du 19 mars 2013, lors de l’inauguration de son pontificat : nous devons être « gardiens les uns des autres ». Et ce sont cette même « culture du rejet » et « mondialisation de l’indifférence »(visite à Lampedusa le 8 juillet 2013 : « La culture du bien-être, qui nous amène à penser à nous-mêmes, nous rend insensibles aux cris des autres, nous fait vivre dans des bulles