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Inès, trisomique : "Oui, je suis heureuse dans la vie"

Plus de 2 Millions d’internautes ont visionné le clip. Dans « On a tous le droit d’être heureux », des jeunes trisomiques du monde entier, s’adressent à une future maman. Parmi les témoignages, celui d’Inès, 16 ans. Nous l’avons reçue dans nos studios.


Rencontre avec Inès et sa maman par radio_notre_dame

Elle est arrivée avec sa maman, Véronique de Pracomtal. Inès, jeune adolescente de 16 ans, est la petite dernière de cinq enfants. « Je suis une peu la chouchoute de maman », lance-t-elle au cours de l’interview. « C’est vrai qu’Inès occupe une place privilégiée dans la famille », reconnaît sa maman, « elle est aussi chouchoutée par ses frères et sœurs ». Ce n’est pas la première fois qu’Inès est filmée. Avant de participer à ce clic européen, tourné à Milan en Italie, elle a déjà eu des rôles au cinéma, dans les films Pièce montée et Café Flore. La jeune fille rêve d’ailleurs de devenir actrice, même si elle a d’autres projets comme « devenir pâtissier ou vétérinaire ».


Twitter : #DearFutureMom
Facebook : Down Syndrome and so what

 

« Pas de raison que sa vie ne soit pas belle »

« J’ai dû répéter, répéter, répéter le texte, mais je ne m’en souviens plus », lance Inès au sujet de son rôle dans le clip « Dear Futur Mom ». Pour Véronique, le slogan « On a tous les droit d’être heureux » est très bien trouvé : « C’est la phrase qui me vient spontanément à l’esprit », dit-elle. « Lorsque nous avons appris que nous attendions un enfant atteinte de trisomie 21, passé le choc, son père et moi ont a tout de suite pensé qu’il n’y avait pas de raison pour que sa vie ne soit pas belle ». Et de fait, entre ses cours de théâtre, sa passion pour la musique et la danse, Inès a une vie « féconde et pleine ». « Quand j’écoute de la musique, cela me donne envie de danser », s’enthousiasme Inès, « oui, je suis heureuse dans la vie ! ». Au collège, elle a ses « copines » et ses « copains », elle aime « tout sauf les maths ».

« On lui reconnaît le droit de penser et de gérer sa vie »

Véronique, elle, se réjouit de voir que le regard sur les personnes handicapées a évolué en France. « Les lois de 2002 et 2005 ont fait avancer la société dans la prise en compte de ces personnes », souligne-t-elle, « on est dans l’accompagnement et le soutien d’une personne, on lui reconnaît le droit de penser et de gérer sa vie ». Mais attention, pas question pour Véronique de laisser sa fille décider seule. Elles ont d’ailleurs de nombreux débats notamment sur la façon dont Inès veut s’habiller. « On n’est pas toujours d’accord, hein Inès ? », lui demande sa maman, « tu n’est encore que 16 ans, ce n’est pas toi qui gères ta vie ». « Je pleure ? », répond alors sa fille. Inès le sait : pour elle, c’est plus compliqué d’apprendre les choses. « Je n’aime pas qu’on me dise que je suis trisomique, ça me gêne un peu, je préfère qu’on me dise autre chose », conclut la jeune fille avec un large sourire.

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