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La conférence de Fabienne Brugère annulée : "Pas une affaire mais une erreur de casting"

La philosophe devait intervenir ce mercredi au cours de la journée de formation des délégués diocésains. Le père Denis Metzinger, responsable de la Pastorale de la famille au diocèse de Paris, revient sur « l’affaire Brugère » et dénonce le jeu médiatique.

fabienne brugère

La philosophe Fabienne Brugère devait participer ce mercredi 19 mars à la journée nationale de formation des délégués diocésains à la CEF. Le thème de sa conférence : « prendre soin de l’autre, un appel lancé à tous ». Conférence qui a été finalement annulée par le président du Conseil Famille et Société de la CEF, Mgr Jean-Luc Brunin. Le quotidien La Croix a, de son côté, affirmé que cette annulation faisait « fait suite à une supplique adressée à Mgr Pontier, président de la CEF, et relayée par des sites traditionalistes, qui dénonçait l’invitation d’une femme connue pour être adepte de l’idéologie de Judith Butler et qui serait donc une promotrice de l’idéologie du genre« . Interrogé par Louis Daufresne, ce mercredi matin dans l’émission La Grand Témoin, Le Père Denis Metzinger a déclaré : « Il n’y a pas d’affaire mais une erreur de casting. Cette universitaire n’a pas sa place metzingerdans un temps de formation ». Réagissant sur les éventuelles pressions exercées sur la Conférence de Evêques de France, « je ne crois pas qu’il y en ait eu », a répondu le Père Metzinger, « je reproche à certains organes de presse de vouloir opposer les évêques entre eux ». Et lorsque Louis Daufresne lui a demandé si c’était un refus de dialogue de la part de l’Eglise, le Père Metzinger a déclaré : « On n’est pas dans une société de bisounours, il y a des lieux spécifiques pour le dialogue », dans ce cas précis, il s’agit d’« être éclairé sur le message de l’Eglise sur la famille, on aimerait entendre ce message lumineux et pas être sans cesse dans l’ombre », a-t-il conclu.

La question des divorcés-remariés

Interrogé ensuite sur la question des divorcés-remariés, et évoquant le prochain Synode sur la famille, le Père Denis Metzinger a souligné que nous étions devant une difficulté. « Il est normal que l’Eglise cherche à exercer au mieux la miséricorde ». « Il faut avoir confiance », a-t-il ajouté, « il faut relire la Révélation chrétienne, ce que dit la Bible, et voir comment répondre aujourd’hui à des situations douloureuses ». Et Le Père Denis Metzinger de conclure: « c’est une situation qui nous préoccupe, nous, pasteurs, car on voit bien que les gens sont malheureux, et nous sommes là pour les conduire à la joie de Dieu ».

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