13.03.14 Catégorie(s) : Vie de l'Eglise

Un an après son élection, le pape François en quelques phrases

En un an, le pape François aura marqué la planète par un style particulier, et un franc-parler qui a fait de lui la coqueluche des médias et de l’opinion publique. Radio Notre Dame a retenu pour vous les petites phrases qui ont marqué cette première année de pontificat. « Je vous demande une faveur » Premier choc…

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En un an, le pape François aura marqué la planète par un style particulier, et un franc-parler qui a fait de lui la coqueluche des médias et de l’opinion publique. Radio Notre Dame a retenu pour vous les petites phrases qui ont marqué cette première année de pontificat.

« Je vous demande une faveur »

Premier choc pour le monde, qui découvre le 13 mars 2013, un pape d’une humilité sans bornes. A peine élu, sur le balcon de la Loggia, le pape François demande à la foule de « prier le Seigneur » afin qu’il le bénisse. « La prière du peuple, demandant la bénédiction pour son évêque ». François se met d’emblée au même niveau que ses fidèles.

« Comme je voudrais une Eglise pauvre pour les pauvres »

Sans doute la phrase qui aura le plus marqué l’opinion depuis le 13 mars 2013, date où le cardinal Bergoglio prenait la place de Benoît XVI sur le trône pétrinien. Par cette déclaration, François se fait clairement l’avocat des pauvres et des plus faibles, tentant de mettre un terme à un certain faste en vigueur dans certains cercles du Vatican. François, le pape des pauvres, comme ont pu dire de nombreux médias. Une référence directe à son patronyme de pape, François, inspiré de Saint François d’Assise, symbole de paix, de charité et d’assistance aux plus faibles.

« Soyez des pasteurs avec l’odeur de leurs brebis »

Recadrage en règle du pape François, le 28 mars 2013, lors de la messe christmale. « Soyez des pasteurs avec l’odeur de leurs brebis au lieu d’être des pasteurs au milieu de leurs troupeaux » déclare le souverain pontife, à l’encontre des prêtres et évêques réunis autour de lui pour la célébration. Lors de cette messe, le pape appellera également les prêtres à ne pas être des « fonctionnaires » et d’aller « aux périphéries, là où se trouve la souffrance et le sang versé ».

« Le confessionnal n’est pas une teinturerie »

Par des images, souvent amusantes, le pape François n’a pas hésité, durant cette première année de pontificat, à rappeler concrètement le sens de l’Eglise et de ses sacrements. Ici, lors d’une messe le 28 avril à la Maison Sainte-Marthe à Rome, où il réside, François développe le sujet de la confession. « Le confessionnal n’est pas une teinturerie qui ôte les taches des péchés, ni une séance de torture où l’on inflige des coups de bâton. La confession est la rencontre avec Jésus au cours de laquelle on touche du doigt sa tendresse ».

« Il y a trop de chrétiens de salon »

Lors de ses homélies, le pape argentin n’hésite pas à interpeller les fidèles, et à les ramener dans un véritable chemin apostolique. « Il y a trop de chrétiens de salon, ceux pour lesquels tout va bien, mais qui n’ont pas en eux l’ardeur apostolique » déclarait-il donc le 16 mai lors d’une messe. Une phrase qui trouve écho à celle prononcée par le Saint Père le 18 mai au sujet des « chrétiens amidonnés qui parlent de théologie en prenant leur thé » et celle sur les chrétiens « à la tête d’enterrement ».

« Je vous demande d’être des révolutionnaires ».

Le pape François a trouvé dans les jeunes un auditoire fidèle et réceptif à son message. Cela s’est notamment vérifié durant les dernières Journées mondiales de jeunesse à Rio, en juillet dernier. Là-bas, le pape a appelé la jeunesse catholique à se lancer sur les chemins de l’évangélisation au coeur du monde, quitte à en bousculer les codes, comme lui le fait. « Je vous demande d’être des révolutionnaires. Ayez le courage d’aller à contre-courant. Et ayez aussi le courage d’être heureux » leur a-t-il notamment dit.

« Si une personne est gay et cherche le Seigneur avec bonne volonté, qui suis-je pour la juger ? »

Une phrase que nombre de médias, plongés en plein débat sur le mariage homosexuel en France, ont tronqué, ne retenant que « qui suis-je pour la juger ? » Interrogé sur l’homosexualité dans son avion au retour de Rio, le pape François a rappelé que l’Eglise ne la condamnait pas, rappelant toutefois son opposition au mariage gay. Cette phrase marquera néanmoins l’opinion, qui découvrait là un pape respectueux de tous, sans pour autant renier les principes du dogme catholique.

« N’oublions jamais que le vrai pouvoir est le service »

Sans nul doute, la phrase qui colle le mieux à l’image qu’a donné le pape François à la fonction pétrinienne. Donnant l’image d’un pasteur présent au milieu de ses brebis, plutôt que d’un puissant chef d’Etat, le pape argentin n’a eu de cesse de redonner au pouvoir de l’Eglise ses vrais lettres de noblesse, qui tiennent en un seul mot : le service.

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