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Une rencontre interreligieuse pour la paix à Anvers

« La paix est l’avenir. Religions et cultures en dialogue ». C’est le thème de ce rendez-vous de trois jours initié par la Communauté Sant’Egidio. Jusqu’au 9 septembre, près de 350 leaders et représentants des grandes religions se retrouvent à Anvers.


Le choix de la métropole belge n’est pas anodin. La ville portuaire d’Anvers est un carrefour : ouverte à l’international, elle voit de multiples religions se côtoyer. Et pour cette rencontre qui a débuté dimanche 7 septembre, ce sont des religieux, des politiques et des ONG de plus de 60 pays qui ont été conviés, cent ans après la Première Guerre mondiale, dans un contexte de tensions, que ce soit au Proche et Moyen-Orient, ou aux portes de l’Europe. de fait, cette rencontre pour la paix s’inscrit dans « l’esprit d’Assise ». « Il ne s’agit pas de débats théologiques ou académiques« , précise la communauté Sant’Egidio, « mais de rencontres fondées sur des relations amicales où les intervenants dialoguent sur les conflits, les questions sensibles et les défis de notre époque ». Respect, réconciliation, fraternité et justice : autant de mots qui vont être dits et répétés aux cours de cet événement. « En tant que religions, nous avons tout à gagner à un monde pacifique et nous voulons contribuer à cela », a déclaré Mgr Johan Bonny, évêque d’Anvers, lors de la cérémonie de lancement de cette rencontre.

« Dieu est présent parmi nous »

Parmi les participants, le Grand Mufti d’Egypte, Shawki Ibrahim Abdel-Karim Allam qui a d’ores et déjà déclaré que les djihadistes de l’Etat Islamique étaient desThe_Opening_Ceremony_of_Peace_is_the_Future_in_Antwerpen_on_September_7th_2014_18 terroristes mettant « l’Islam en danger ». Egalement présent, Herman Van Rompuy, Président du Conseil européen, ou encore Ignace Ephrem II Karim, Patriarche d’Antioche et de tout l’Orient. Le patriarche syro-orthodoxe qui, lors de son homélie dominicale, a répété que Dieu était « présent parmi nous ». « Il est présent parmi nous quand nous voyons l’espoir dans les yeux d’en enfant forcé de quitter sa ville de Mossoul en Irak pour une destination inconnue… Dieu est présent parmi nous lorsque nous voyons un père perdre toute sa famille – son père, sa mère, sa femme et ses deux enfants – lors de massacres barbares à Sadad en Syrie, et être capable de sourire et de se soumettre tranquillement à la volonté de Dieu. Il sait qu’Il est à ses côtés dans sa détresse ».

La guerre est un « massacre inutile »

Reprenant les mots de Benoît XVI, le pape François a adressé un message à l’occasion de cette rencontre. « La guerre n’est jamais un moyen satisfaisant pour réparer les injustices et atteindre des solutions équilibrées aux désaccords politiques et sociaux », a-t-il déclaré. Le guerre « démolit ce que les générations ont pris peine à construire et prépare la route à des injustices et à des conflits qui sont encore pires ». Le Saint-Père qui a également appelé chacun à ne pas rester passif. Il faut que les chefs religieux coopèrent « efficacement à l’œuvre de guérison des blessures, de résolution de conflits et de recherche de la paix ». Dans l’esprit d’Assise, les religions doivent agir par « la force de la prière », la prière qui est profondément liée au dialogue, a conclu le pape François.

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Sources : Sant’Egidio, Aleteia, cath.ch, Radio Vatican.

 

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