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L’Eglise se mobilise pour les jeunes filles enlevées au Nigéria

NIGERIA

« Unissons-nous tous dans la prière pour que soient immédiatement relâchées les lycéennes enlevées au Nigeria ». Un tweet du pape François ce samedi 10 mai. Enlevées dans l’Etat de Borno à Chibok, 223 lycéennes sont otages de l’organisation islamiste Boko Haram depuis un mois.

Le 13 mai, a eu lieu le congrès sur la liberté de religion à Malte organisé par l’AED (Aide à l’Église en détresse) durant laquelle le président de la Conférence épiscopale du Nigéria, l’archevêque Mgr Ignatius Kaigama a évoqué la nécessité de sauver au plus vite les 223 lycéennes retenues. Pour lui, il faut maintenant prier pour les otages, et pour que la tyrannie de Boko Haram cesse. Le Saint-Siège s’est également exprimé par la voix du père Federico Lombardi, directeur du Bureau de presse. Il s’est dit plein de compassion pour les jeunes filles et leurs familles et a condamné avec fermeté les actions de Boko Haram, dénonçant « l’horreur » des humiliations qui ont été infligées aux victimes.

Un changement de stratégie

La présence de jeunes filles musulmanes parmi les otages démontre que Boko Haram a étendu son champ d’action. La simple éradication du christianisme et des valeurs occidentales n’est plus l’objectif principal de l’organisation. Il n’y a plus d’idéologie précise, musulmans comme chrétiens sont visés dans les attaques. Aboubakar Shekau, le chef du groupuscule, a également changé sa façon d’agir face à la mobilisation internationale. Après avoir parlé de vendre les filles comme esclaves ou de les marier de force dans une vidéo diffusée le 5 mai, il s’est ravisé et a préféré négocier dans une autre vidéo datant du 12 mai. Les non-musulmanes pourront être libérées contre des prisonniers islamistes. Le pouvoir s’est dit prêt à ouvrir le dialogue, tandis que les forces américaines commencent à survoler la région.

Une indignation mondiale

Copyright bring back our girls

C’est sur Twitter que le monde a commencé à se mobiliser. Le hashtag #BringBackOurGirls en soutien à ces jeunes lycéennes a rassemblé des millions d’internautes à travers le monde. Sur Facebook, des évènements tels que bring back our girls rallies se multiplient. Étant de jeunes filles, le rapt dont elles ont été victimes a mis la population en émoi. Mgr Ignatius Kaigama y voit une action honorable, mais appelle l’opinion internationale à réagir de la même façon pour toutes les autres attaques de Boko Haram qui ont fait des milliers de morts.

Sources : Courrier international, Zenit, Aleteia,

>> Lire Message Urbi et Orbi du pape François