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Il faut protéger l'Amazonie, "poumon de la planète"

C’est le message que le pape François a lancé à l’occasion de la rencontre du Réseau ecclésial pan-amazonien. Le Saint-Père qui, lors des JMJ de Rio, avait appelé au « respect et à la protection de la Création que Dieu a confié à l’homme ».

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« L’Amazonie est un test décisif, un banc d’épreuve pour l’Eglise et la société brésiliennes ». En juillet 2014, à Rio de Janeiro, le pape François prenait ainsi à partie les évêques brésiliens, lors de la Journée Mondiale de la Jeunesse. Un écho aux propos déjà tenus, en 2007, par Benoît XVI, lors de la Conférence d’Aparecida. C’est donc une piqûre de rappel que le pontife a faite, ce mercredi 10 septembre 2014, dans un message adressé à l’occasion de la rencontre du Réseau ecclésial pan-amazonien, qui se déroule du 9 au 12 septembre à Brasilia, sous l’égide de la Conférence épiscopale brésilienne et du Conseil épiscopal latino-américain. L’Amazonie ne doit pas être exploitée sauvagement, a répété le Saint-Père, mais « l’homme doit en faire un jardin ». Il a donc salué avec joie l’initiative de ce réseau : il doit être un « lieu riche d’humanité, composé de personnes humaines ». « Faites preuve de courage », a lancé le pape François aux évêques.

Une biodiversité en péril

Selon l’Institut de l’Homme et de l’Environnement de l’Amazonie, en 2012, « la forêt amazonienne brésilienne a perdu 487 kilomètres carrés de zone forestière, soit 377 % de plus que dans le même mois de 2011 ». Quelques chiffres : la forêt amazonienne couvre 6,7 millions de kilomètres carrés, elle compte 30 millions d’habitants, abrite 40 000 espèces de plantes, 3 000 espèces de poissons, 300 000 espèces d’oiseaux. C’est donc toute une biodiversité qui est menacée d’être anéantie, et l’une des sept merveilles du monde qui risque de disparaître. Et cela pourrait arriver plus vite que prévu. Au rythme de destruction actuel, c’est la moitié de la forêt qui sera perdue en 2050. Et c’est toute la planète qui en subira les conséquences.

Le défi est de taille. Et les évêques se disent prêts à le relever. La Commission épiscopale pour l’Amazonie, présidée par le cardinal Claudio Hummes, archevêque émérite de San Pablo, a d’ailleurs décidé d’organiser une grande rencontre à Manaos, en octobre prochain. « Il faut des prêtres qui s’adaptent aux conditions locales et pour consolider le ‘visage amazonien’ de l’Eglise », a lui-même déclaré le pape François. Il reste maintenant aux évêques à traduire dans le faits les paroles d’Aparecida et de Rio.

Sources : lovebresil.com, Radio Vatican