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Vatican : Le Pape François rencontre le chef de l’Eglise anglicane Justin Welby

Après les « ordinariats » de Benoît XVI en 2009, c’est la première fois qu’un souverain pontife rencontrait l’archevêque de Cantorbéry.

Et les deux hommes, malgré les divergences de fond qui opposent Catholiques et Anglicans, ont au moins un point en commun. Leur arrivée au sommet de leur Eglise respective.  Ainsi Justin Welby est devenu le 105ème archevêque de Cantorbéry, succédant à Rowan Williams fin 2012, peu de temps avant le 13 mars 2013, la date où le cardinal Bergoglio fut désigné comme successeur de Pierre.

Justin Welby a donc été reçu au Vatican et a affirmé s’être senti « chez lui », ayant également manifesté son espoir d’une réconciliation du monde et de l’Eglise.

Pendant leur rencontre, le Pape François a plaidé « un témoignage commun  pour la promotion des valeurs chrétiennes face à une société qui semble mettre en discussion quelques-unes des bases même de la coexistence ». Pointées ici du doigt, les tendances de la société actuelle à laisser de côté le respect de la sacralité de la vie humaine, l’institution de la famille durable (pour reprendre un thème cher à Frigide Barjot) fondée sur le mariage.

Tous deux ont invité leurs fidèles à défendre ceux qui sont rejetés actuellement par d’entières nations, du fait de la crise économique ou des bouleversements sociaux sans précédents. « Si nous ne sommes pas leurs avocats au nom du Christ, qui le sera ? »

C’était donc la première fois que les deux hommes se  rencontraient, et ont, d’une certaine manière, abordé en douceur les questions qui divisent toujours Catholiques et Anglicans, à savoir les questions de société dont l’ordination des femmes, et la place des homosexuels dans l’Eglise. Sur ces interrogations, Justin Welby semble plus modéré que ses prédécesseurs et les a abordées de manière réfléchie et pragmatique, selon le Vatican.

Une rencontre marquée du signe de l’apaisement après notamment l’exode de prêtres anglicans vers l’Eglise catholique en 2009, date à laquelle Benoît XVI, via ses « ordinariats », avait invité les plus critiques envers les positions libérales de l’Eglise anglicane, à rejoindre les rangs des Catholiques.