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Père Marie Michel : « En croyant, je suis devenu homme »

Le père Marie Michel, cofondateur avec le Père Daniel Ange de l’école Jeunesse Lumière, fondateur du carmel Marie Vierge Missionnaire témoigne dans son livre « La foi, Porte de Lumière » de son cheminement vers Dieu, de Woodstock à Fatima…


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Un parcours singulier

Le père Marie Michel vit une jeunesse en « mouvement » dans les années 70. Il est hippie, fan de rock métal, il écume les routes et les festivals. Une vie jalonnée par le danger, la drogue, la sexualité dans laquelle certains de ses amis perdent la vie. Un jour à Nice, c’est la conversion au moment où un groupe de jeunes chrétiens l’invitent à boire un café. Cette invitation marquera sa vie car, réalisée avec beaucoup de « douceur et de respect ». Le père Marie Michel se dit très sensible à une « Eglise qui invite », en appelant les chrétiens à ne pas être dans une attitude moralisatrice. Le cheminement  vers le Christ se  poursuit. Le père, toujours en quête de spiritualité tourné vers les spiritualités orientales (bouddhisme,hindouisme), décide de se rendre à Katmandou. Ces expériences religieuses lui ont apporté la sagesse et des chemins, mais sans lui révéler Dieu. Ce voyage ne se réalise pas, et c’est lors d’un pèlerinage à Fatima, où le père Marie Michel fait l’expérience de l’amour de Dieu par l’intercession de la Vierge Marie. Il en pleurera pendant 2 heures, complètement bouleversé. Des années plus tard, il devient prêtre et décide de mener une existence contemplative au Carmel, où Dieu l’appelle à une mission évangélique auprès des jeunes. Des jeunes auxquels il livre son témoignage  et qu’il accompagne à travers Jeunesse Lumière.

Le carmel Marie Vierge Missionnaire : la contemplation du Christ

Le père Marie Michel nous explique la nécessité pour des pèlerins (chefs d’entreprises, jeunes…) de venir au carmel se débarrasser du stress de la société. Une « société noyée dans le bruit », et dans laquelle nous sommes dominés par des « addictions médiatiques ». Ce qu’il est nécessaire à chacun de retrouver, c’est « la contemplation du réel ». Pour cela, il faut « une révolte de spiritualité ». En ce qui concerne l’utilisation d’internet, le père salue l’initiative du compte twitter du pape Benoît XVI et explique vouloir réaliser des « petites vidéos » sur le site internet du carmel. Loin d’être anti-progressiste, il explique tout de même que « pour bien vivre de la toile, il faut du recul ».

En ce qui concerne le projet de loi du mariage homosexuel, le père Marie Michel se dit affolé par le « manque de dialogue ». Il déplore « une pensée unique », qui refuse l’écoute, là repose pour lui le véritable danger.