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Jeunes pro et jeunes catho : comment concilier foi et plan de carrière ?

Faustine Fayette interroge nos invités sur ce que représente leur foi dans leur vie professionnelle. Une conciliation qui semble compliquée, lorsqu’un chrétien est souvent relégué au banc des accusés où lorsque la rentabilité et l’ambition semblent les principaux moteurs dans certaines professions.

 Pour répondre à cette question essentielle, trois invités, le Père Bernard Bougon, aumônier national du MCC, Simon Deterre, membre d’une équipe de vie MCC jeune pro et Ludovic Giraud qui a participé au forum d’Acteurs d’avenir qui a eu lieu fin août dernier.

 Le MCC pour les jeunes pros:

Créer en 1890 par des jeunes ingénieurs de l’École centrale, soucieux de concilier leur foi chrétienne et leur activité professionnelle, le MCC (mouvement des cadres chrétiens) a aujourd’hui la même vocation mais son champ d’intervention s’est élargie à toutes les professions dans les villes où il y a « un dynamisme économique ».

Il s’agit d’environ 480 équipes de groupes de travail d’une dizaine de personnes qui se réunissent une fois par mois afin de discuter foi et profession sur une thématique donnée. Le père Bernard, aumônier du MCC parle de « vie d’équipe » dont l’objectif est de « s’ouvrir et de nourrir une réflexion de groupe ».

L'équipe de mission

 Forum Acteurs d’avenir pour les étudiants « catho » :

 Il s’agit d’une université d’été où des étudiants viennent parler de leur foi et de leur ambitions professionnelles. De « grand témoins » donnent des conférences pour faire part de leur expérience et de leur foi. Anne Lauvergeon faisait partie de ces « grands témoins » lors de la dernière session en août dernier. Le thème était « courage et vérité ».

 Pour le Père Bernard Bougon, il s’agit pour ces jeunes de « s’interroger sur des repères chrétiens » sachant qu’en tant que chrétiens on ne peut les mettre « «entre parenthèses » dans son activité professionnelle. Par ces repères chrétiens dans le travail, le Père en explique deux : l’ambition professionnelle qui selon lui a « deux faces : le désir et le pouvoir ». « Le désir n’est pas contradictoire avec l’abandon, » mais le pouvoir, en revanche inclut une dimension de domination qui n’entre pas dans le cadre de la foi. Quant au gain d’argent dans une entreprise, il est normal voire vital mais ce gain doit représenter « un objectif non une finalité ».

 Au final, comme le souligne Ludovic et Samuel, on peux concilier vie professionnelle et vie catholique, en faisant des petites choses dans nos actions de tous les jours pour au final témoigner aux autres de la vie du Christ