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Le grand débat

Trois journalistes,  Patrice de  Plunkett, Henrick Lindell et Victor Loupan commentent l’actualité. Aujourd’hui, La prière du 15 août, l’action des Pussy Riots et l’accueil de Michelle Martin par les Clarisses de Malonne.

 

La prière du 15 août

Patrice de Plunkett considère que les catholiques dans ce « débat inexistant » sont relayés comme des « citoyens de seconde zone ». Pourtant, interviewé par les journalistes, Patrice de Plunkett s’enthousiasme de l’intérêt et de l’ouverture de ces derniers. Henrick Lindell se réjouit de l’intervention de l’Eglise sur la question du mariage homosexuel, « L’Eglise n’a pas raté sa rentrée », pour le protestant elle doit continuer à oser s’imposer dans l’espace public. Pour Victor Loupan, tout est fait pour « nous réduire à l’espace privé », attention à cette tendance qui consiste à vouloir « satisfaire tout le monde ».

 

 

L’action des Pussy Riots

 

Une condamnation de deux ans est absurde pour Victor Loupan, il dénonce un code pénal obsolète, « inadapté à la provocation moderne ». Le problème pour l’orthodoxe c’est que les Pussy Riots se revendiquent comme des « actionnistes », des « artistes » alors qu’elles ont véritablement « profané ce lieu ». Patrice de  Plunkett ajoute qu’il n’y a rien dans leur action de véritablement différent des groupes occidentaux. Il s’agit d’une « tendance révélatrice de notre époque post moderne ». Pour Henrick Lindell, il ne faut pas prendre en compte l’idée de « transgression » seule, le contexte politique est important, leurs revendications politiques sont importantes et ont été entendues par quelques orthodoxes.

 

L’accueil de Michelle Martin par les Clarisses

Nos trois journalistes saluent la décision courageuse des Clarisses à recueillir Michelle Martin. C’est une « injustice des Belges de s’en prendre à l’Eglise alors que la décision de justice à été prise par la justice laïque belge sans aucune pression de l’Eglise ». Dans une société belge toujours traumatisée par l’horreur de l’affaire Dutroux, ce que notent en filigrane nos intervenants, c’est l’horreur du mal qui est incompréhensible. Victor Loupan se demande  si « nous comprenons encore le Mal ». Pour Patrice de Plunkett, nous sommes dans une société qui « refuse de nommer le Mal ».