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La théorie du genre

A l’heure où la proposition de loi du mariage pour tous veut légiférer sur le mariage des couples de mêmes sexes et l’homoparentalité en France, La Voix est Libre s’interroge sur la théorie du genre qui tend à « nier la différence entre un homme et une femme ».

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Eliane Viennot professeure de littérature française de la Renaissance et militante féministe explique que la théorie du genre est « un concept qui explique tout ce qui est social dans la différence des sexes et ce qui n’est pas biologique ». Pour elle, il ne s’agit pas d’une « idéologie » mais d’une approche. Ce qui compte pour Eliane Viennot c’est que « l’Etat accorde les mêmes droits à chacun sans distinction de sexes ». Elle précise qu’on ne peut « nier la réalité des familles homoparentales », c’est en ce sens qu’il s’agit « d’organiser les droits et protections » de tous.

Béatrice Bourges, porte parole du Collectif pour l’enfant s’insurge contre la théorie du genre qui pour elle « déconnecte du réel « en appelant les individus à être ce qu’ils veulent être. Le problème de cette théorie pour Béatrice Bourges repose sur le fait que l’on veuille « créer des sujets en fonction de leur orientation sexuelle ». Elle parle « d’idéologie néfaste » qui crée « un communautarisme ». Si pour notre invitée, il est évident qu’il faut tendre à l’égalité entre les hommes et les femmes, il ne faut cependant pas nier qu’ils sont « différents dans leurs structures ».

Gérard Leclerc ajoute la nécessité de ne pas « opposer » le biologique et le culturel. Pour lui, « le corps humain est un corps psychique bien différent de celui de l’animal ». Le journaliste ajoute que le fond du problème tient en ce que la philosophe Hannah Arendt a appelé  « le mystère de la natalité », qui avance « la réalité fondamentale et fondatrice que l’enfant naît de l’union de l’homme et de la femme ». Gérard Leclerc s’oppose à l’idée d’une « humanité divisée selon des pratiques sexuelles », homosexuelles et hétérosexuelles.

Jean-Michel Begny, psychothérapeute, ajoute que « le sexe et la sexualité est une résultante de l’éducation ». L’enfant a une « capacité de choix » pour « se positionner » et « se construire dans sa sexualité », selon « la posture » de la mère ou du père. Jean-Michel Begny ajoute qu’il ne faut pas oublier « la dimension du projet parental pour l’enfant ». Ce « don des parents est différencié », car « garçons et filles ne sont pas élevés de la même façon ».

Le père Gabriel de Survilliers est à l’initiative du 3ème Forum Grands Témoins au Carré Belle-Feuille à Boulogne Billancourt. Un colloque qui propose une réflexion sur la théorie du genre le week end du 1er et 2 décembre prochain. Le samedi : des tables rondes avec des scientifiques, pour « cerner la réalité de ce que l’on entend par sexes au niveau scientifique ». Dans un deuxième temps, une réflexion psychologique à l’aide de psychologues, pour analyser la construction de l’identité. Le dimanche, une  réflexion sur l’homme et la femme sous l’éclairage de l’Evangile.