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Vert comme l’Espérance, plaidoyer chrétien pour l’écologie

Nicole Echivard auteur l’un livre d’une vision chrétienne sur l’écologie et cofondatrice de la communauté catholique « Foyer Marie-Jean » est l’invitée de Pierre Moracchini dans l’émission le Grand Témoin. Retour sur des questions écologiques.

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Le livre

Nicole Echivard rappelle dans son livre que le XVIIème siècle a révélé la « brisure » dans le rapport de l’Homme face à la Création. Celui-ci a pris la posture de « chef de Création », dans le sens où il peut exercer un « pouvoir de domination oubliant que la tête de toute Création c’est le Christ qui est aussi la tête de l’Homme ». Nicole Echivard rappelle qu’une « soumission dans l’humilité » est indispensable pour se rappeler que ça n’est que dans le Christ que l’Homme peut être co-responsable avec Dieu de toute la Création ».

L’auteur nous éclaire sur l’initiative de certains papes, dont Jean Paul II, qui tiraient « la sonnette d’alarme » sur l’urgence de prendre en compte les questions écologiques. Nicole Echivard poursuit en expliquant que ces textes n’ont pas été entendus, et se désole que la doctrine sociale de l’Église n’ait pas assez inclus les questions écologiques.

Dans cette « altérité » face à la Nature négligée par l’Homme, Nicole Echivard voit aussi un lien entre les rapports hommes-femmes. Elle explique que « c’est l’altérité et l’égalité qui permettront d’entrer dans une culture de complémentarité ».

La communauté chrétienne

Situé en Ardèche, le « Foyer Marie Jean » révèle une vie communautaire liée à l’écologie et à une vie consacrée à Dieu par les vœux de chasteté, pauvreté et obéissance.

  • La chasteté : « c’est un rapport par tous nos sens aux objets » et autres vivants qui nous entourent. Nicole Echivard appelle à un profond respect de la petite plante qui nous semble insignifiante mais qui fait partie de la Création.

  • La pauvreté : par ce vœu, l’Homme « maîtrise le besoin psychosomatique de remplissage dans une société stressante ». La pauvreté permet de comprendre qu’il y a « d’autres richesses que les biens de consommation ».

  • L’obéissance : « détesté par l’homme moderne », Nicole Echivard rappelle que l’obéissance est « libératrice dans une société où la liberté est limitée ». Le « dialogue » est nécessaire dans l’obéissance, il permet de « discerner », « de lutter contre une forme d’asservissement à l’instinct ».