10.10.12 Catégorie(s) : Vie de l'Eglise

Philippe Levillain, témoin du Concile Vatican II

Philippe Levillain, historien et spécialiste de Rome et de Vatican est l’invité du Grand Témoin pour cette semaine spéciale commémorant le 50ème anniversaire du Concile Vatican II. Participant en tant qu’attaché de presse à la 4ème session du Concile, Philippe Levillain nous explique les dessous du Concile Vatican II. Réécouter l’émission  Philippe Levillain débute en…

Philippe Levillain, historien et spécialiste de Rome et de Vatican est l’invité du Grand Témoin pour cette semaine spéciale commémorant le 50ème anniversaire du Concile Vatican II. Participant en tant qu’attaché de presse à la 4ème session du Concile, Philippe Levillain nous explique les dessous du Concile Vatican II.

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 Philippe Levillain débute en rappelant que les médias ont voulu « politiser » le Concile en insistant sur un « clivage conservateurs et progressistes ». Cette « invention des médias » prend son envol avec ce que beaucoup ont considéré comme un « coup d’état de la part du cardinal Liénart » mais qui pour l’historien reste un acte légal. Ce qui ressort de ce coup de force c’est un volonté du cardinal Liénart de « faire entrer dans les commissions conciliaires des personnes non prévues afin d’arriver à un meilleur équilibre des nations ». Au clivage « conservateurs et progressistes » des médias, Philippe Levillain supplante un clivage « traditionnels et libéraux ». Les traditionnels étant partisans d’une « tradition romaine » avec une « vision centrifuge ». Les « libéraux » dont fait partie, entre autres, le cardinal Liénart, sont partisans de « l’élaboration du langage et de la foi moderne ». Les premiers souhaitent rester proches de Rome, les seconds veulent s’en éloigner pour en être plus proche.

Les pères conciliaires comptent donc faire entendre leur voix face à la Curie. Le Concile s’établit en 4 sessions mais, comme le précise l’historien, les débats « butent dès la deuxième session ». Ce concile intervient à un moment où l’Église prend conscience que « le monde a changé » et que l’Église notamment, avec les quatre dernière années pontificales de Pie XII, était dans une période « d’immobilisme ». Philippe Levillain ajoute que « les médias ont renforcé le magistère pontifical ».

Philippe Levillain précise que la crise que l’Église a traversé dans les années 70, et qui se poursuit aujourd’hui, aurait été pire sans le concile Vatican II. Cependant, l’historien ajoute que certains éléments font toujours débat comme « la liberté religieuse » instituée par le Concile qui pour certains ouvre la voie à « l’athéisme et au négationnisme ».

Là où le concile a fait défaut comme l’explique l’historien, c’est sur les questions sociétales qui on caractérisé les années qui ont suivi. Concernant le mariage, la contraception… ces questions n’ont pas été approfondies. Une « demande de vie quotidienne » dont le Concile n’a pas pris toute la mesure.

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