12.10.12 Catégorie(s) : Vie de l'Eglise

Le concile Vatican II sous un angle œcuménique

L’émission, Le Débat de la Semaine animé par Louis Daufresne, décortique le Concile Vatican II sous l’éclairage œcuménique de nos invités, catholique (Patrice de Plunkett), protestant (Paul Ohlott) et orthodoxe (Vicor Loupan). Réécouter l’émission Paul Ohlott résume le concile Vatican II à un « presque échec » dont « l’évolution est heureuse »: il a échoué dans sa  « volonté…

L’émission, Le Débat de la Semaine animé par Louis Daufresne, décortique le Concile Vatican II sous l’éclairage œcuménique de nos invités, catholique (Patrice de Plunkett), protestant (Paul Ohlott) et orthodoxe (Vicor Loupan).

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Paul Ohlott résume le concile Vatican II à un « presque échec » dont « l’évolution est heureuse »: il a échoué dans sa  « volonté à moderniser l’Eglise, en encourageant une nouvelle dynamique ». Le résultat étant aujourd’hui que l’Eglise vit une crise des vocations des prêtres et que l’on dénombre de moins en moins de fidèles pratiquants. Pour le protestant, la véritable révolution s’établit maintenant avec les communautés nouvelles de renouveau charismatique appréciées de l’Eglise. Celles-ci insufflent un souffle nouveau qui, au départ, était contesté, mais qui aujourd’hui est apprécié puisqu’elles portent du fruit.  Il ajoute que « l’influence » de ces communautés est « évangélique ». Paul Ohlott insiste sur l’urgence de l’Eglise à se « mondialiser et se moderniser ».

Patrice de Plunkett note un « coma de l’Europe » dans la crise qui touche l’Eglise, car « l’expansion » du catholicisme est réelle sur d’autres continents tels que l’Afrique, l’Asie ou encore l’Amérique latine. Il ampute ce « coma » à une incompréhension du message du pape Jean XXIII ou a une récupération de certains » courants antagonistes » (les anti-spirituels et les ultra-conservateurs) au sein de l’Eglise. Il explique que pape Jean XXIII dans son discours d’ouverture voulait trouver « une nouvelle manière de présenter la foi aux gens d’aujourd’hui, parce que le monde change à toute vitesse ». Si, dans sa réception, le concile n’a pas porté de fruits, en revanche Patrice de Plunkett impute au Concile le renouveau charismatique qui caractérise les communautés nouvelles. Patrice de Plunkett revient sur l’intervention du professeur Philippe Levillain, mercredi dernier, dans le Grand Témoin,  qui expliquait la nécessité de réformer la Curie Romaine d’un point de vue institutionnel. Pour lui, cette restructuration semble nécessaire, mais ne doit pas prendre la forme d’un « concile Vatican III », dont ce n’est pas la vocation.

Victor Loupan explique que Vatican II, pour les orthodoxes, a « désacralisé le rapport à Dieu » notamment dans son rapport au « sensible », « sans le beau il n’y a pas de vrai » poursuit-il. Victor Loupan parle d’un « événement qui a façonné l’Eglise Catholique ». Il déplore cependant une « négation de soi » de la tradition de l’Eglise Catholique dans son « style protestant » de par les communautés charismatiques et de par l’utilisation « d’icônes orthodoxes ».

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