Vendredi 7h33 - Rediffusion le samedi 9h05
Chaque vendredi l'émission "Le Grand Témoin" devient un lieu de dialogue et de débat où l'actualité du jour est commentée par trois représentants de religions différentes: un protestant, un orthodoxe et un catholique.
Débatteurs réguliers :
Catholiques : Jean-Pierre Denis, Patrice de Plunkett
Protestants : Henrik Lindell, Paul Ohlott
Orthodoxes : Victor Loupan, Bertrand Vergely
Animée par : Louis Daufresne



Comme le débat sur le «mariage homosexuel» a actuellement aussi lieu en Allemange, je me
permets de m'en mêler avec quelques remarques. (Veuillez excuser mon français déficitaire.)
A ce propos, Olivier Faure du Partie Socialiste a dit dans l'émission «Face aux Chrétiens» du 13 Septembre entre autres:
«Dans un Etat laïque, chacun a le droit de vivre suivant ses propres règles. Est-ce qu'au font l'Etat a
droit de fixer lui-même les règles, les croyances, et donc de dire ce qui est le bien et le mal?
Je crois qu'il y a une morale laïque qui peut s'imposer. Mais dans cette morale laïque il n'y a pas de place pour une discrimination entre les couples homosexuelles et les autres.»
En cela, il y a évidemment plusieurs grosses erreurs:
Premièrement, c'est évidemment faux que dans un Etat («laîque» - ou quel que ce soit) chacun ait le
droit «de vivre suivant ses propres règles». Sur ce point, on ne doit même pas perdre son temps, l'Etat étant
en quelque sorte rien d'autre que l'instauration du sytème des règles de la société.
Deuxièmement, il y a quelque chose de malhonnête implicite à la question posée par Olivier Faure (ou une erreur reliée à la notion «d'Etat laïque» qui est en soi quelque peu insincère): C'est qu'elle camoufle (déguise ou tend à assopmbrir) le fait qu'il n'y a pas d'Etat («laîque» - ou quel que ce soit) sans «croyances» - dans ce sens que tout Etat doit admettre certaines règles par convention.. La simple raison est que l'écrasante majorité des règles civiles d'un Etat ne peuvent pas être déduites par des lois naturelles. Par manque de «preuve», elles doivent être fixées «par convention» - par un accord commun quasiment «axiomatique». Dans ce sens, l'Etat laîque (si le veut ou non) a nécessairement ses propres «dogmes» - et G.K. Chesterton peut dire avec raison: «Celui qui veut supprimer les dogmes les veut en réalité remplacer par ses propres.»
Troisèmement: la différence entre le couple homosexuel et le mariage traditionel n'est pas une
«croyence» mais une évidence. Car les deux ne diffèrent pas seulement par leurs composantes, mais surtout par leur fonction, leur potentiel procréatif, leur valeur éducative pour enfant (d'après nombre d'études...), leur rôle dans l'histoire de l'humanité, leur importance pour la société et pour l'humanité.
Distinguer deux réalités différentes ne veut pas nécessairement dire discriminer l'une. Par contre, identifier le couple homosexuel avec le mariage traditionel est un acte idéologique – et une «contre croyance» qui nie la réalité.
Steffen Hein
Munich, Allemagne