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Dimanche à 21 heures

« Culture et évangélisation »

Le sens spirituel des cultures

Depuis 1835, les conférences de Carême à Notre-Dame de Paris constituent un grand rendez-vous de réflexion sur l’actualité de la foi chrétienne

Lors du synode sur la nouvelle évangélisation, en octobre 2012, le cardinal Vingt-Trois avait évoqué, à côté du « témoignage de la foi », la « pédagogie de la culture ». Il visait par-là la formation de l’esprit critique, le lien intrinsèque entre la foi chrétienne et la raison, le devoir des chrétiens de déployer l’espérance dans une culture qui se passe de Dieu.

Que faire de la culture ? L’interrogation apparaît décisive pour l’évangélisation, dans la mesure où, d’une part, de nombreux chrétiens d’Occident perçoivent la culture de leur temps comme un obstacle à la proclamation de l’Évangile et où, d’autre part, la culture contemporaine voit parfois le christianisme comme un fait culturel réducteur susceptible d’appauvrir les richesses créatrices de l’homme.

La rencontre des cultures peut réjouir le regard quand leur confrontation suscite l’inquiétude et la peur. La rencontre est-elle possible, peut-elle être féconde ? L’évangélisation ne reviendrait-elle pas à nier la diversité des cultures ? Peut-on vraiment, aujourd’hui, dans le monde technicisé et globalisé où nous vivons, espérer que l’Évangile du Christ, sa « bonne nouvelle », irrigue à nouveau la ou les cultures vivantes ? Cela peut-il être une tâche pour l’humanité ?

Les conférences des trois années 2016, 2017, 2018 sont conçues pour proposer un discernement chrétien sur la culture contemporaine susceptible d’éclairer les tâches de l’évangélisation à venir.

  • 2016 : Le sens spirituel des cultures, cycle confié à Rémi Brague, de l’Institut, philosophe.
  • 2017 : La vérité du Christ incarné, une chance pour les cultures, cycle confié à Olivier Boulnois, professeur de philosophie médiévale.
  • 2018 : La culture, un défi pour l’évangélisation, cycle confié à Fabrice Hadjaj, écrivain et philosophe.

Chaque année est assumée intégralement par un seul conférencier mais celui-ci a toute liberté de confier tout ou partie de certaines conférences à un autre intervenant.
A l’issue de chacune des conférences aura lieu un temps de prière. La prière sera soutenue par l’adoration eucharistique accompagnée par le chant. Elle sera suivie par les Vêpres puis la Messe.

14 février à 16h30 : Qu’est-ce que la culture ? par Rémi Brague, Professeur émérite de philosophie.

Le mot de « culture » est mis à toutes les sauces : il s’oppose à la violence barbare, mais aussi à la sauvagerie fruste et à la nature brute. On parle de cultures au pluriel comme on parlait naguère de civilisations. On prêche le « multiculturalisme ». Il faut mettre un peu d’ordre dans ce foisonnement, un peu de clarté dans cette forêt obscure.

 

21 février à 16h30 : Y a-t-il un sens à parler de culture d’entreprise ? par Thibaud Brière de la Hosseraye, Conseiller en management.

On use abondamment du terme de « culture d’entreprise ». L’entreprise occupe certes une part de plus en plus importante de la vie de ceux qui exercent un métier salarié. Faite pour produire par la transformation des matières premières et pour vendre, l’entreprise produit-elle de la culture ?

 

28 février à 16h30 : S’engager pour une culture de vie, par Caroline Roux, d’Alliance Vita.

Le pape Jean-Paul II a introduit l’alternative entre « culture de vie » et « culture de mort » en 1993 et l’a développée dans son encyclique Evangelium vitae. Pourquoi recourir au terme de « culture » ? Cette distinction éclaire-t-elle la situation culturelle de notre temps et les défis de l’évangélisation ? Alors qu’elle semble dénigrer la culture contemporaine, cette alternative pourrait indiquer des chemins d’espérance.

 

6 mars à 16h30 : Un air de déjà vu encore jamais vu : imaginer l’art demain, par Sylvie Barnay, historienne et Maître de conférences à l’Université de Lorraine.

Qu’est-ce qu’une image vivante ? Et de quelle manière ce questionnement peut-il participer au discernement chrétien sur la culture contemporaine ? Pour les artistes du Moyen Age comme pour les artistes de l’époque contemporaine, c’est comme laisser la parole au sujet de la peinture ou peindre sans l’article « je ». Les peintres poètes nous invitent ainsi à regarder des siècles d’images que la tradition biblique définit également comme des images « non faites de main humaine ». Les couleurs de telles images ne sont pas des couleurs passées, comme ce serait le cas des couleurs d’une peinture défraichie. Mais l’œil reconnaît ce qui a déjà passé en elles : la vie. C’est pourquoi elles passent le temps. Elles aident ainsi à transmettre une histoire vivante d’hier à demain.

 

13 mars à 16h30 : « Ce qu’il y a jamais eu de plus beau dans le monde : une amitié ; et une cité » : la littérature en pratique, par Claire Daudin, Ecrivain, présidente de l’Amitié Charles Péguy.

Refusant de considérer la littérature comme un continent englouti, un legs du passé dont notre époque se serait détournée, le dernier refuge de nantis solitaires et nostalgiques, nous voulons la présenter comme une pratique vivifiante, qui crée des liens au-delà des frontières de l’espace et du temps. Les œuvres sont des lieux d’accueil pour l’humanité ; elles édifient une cité où il fait bon vivre ; elles permettent les retrouvailles avec le semblable comme la découverte de l’autre, dans une communion sans conflit ni exclusion. Ecriture et lecture sont des activités solitaires. Mais l’étude, le partage et la transmission donnent à la littérature une dimension fraternelle qui se réalise dans des lieux et par des pratiques auxquels on veut rendre hommage.

 

20 mars à 16h30 : Conférence de conclusion, par Mgr Barthélémy Adoukonou, Secrétaire du Conseil pontifical pour la culture.

L’Afrique est abasourdie de voir un certain Occident en pleine tricherie avec ses propres principes culturels et en plein bégaiement avec la logique de sa foi dans le Verbe de Dieu incarné et rédempteur. La conférence de Mgr Adoukonou, partant d’un rapide état des lieux, s’emploiera à mettre en lumière le constitutif formel de ce qu’on appelle « culture », et la raison pour laquelle on ne peut pas y toucher sans ruiner toute vie dans son noyau le plus intérieur.

Émission du Dimanche 17 février 2013

Croire, un don, une décision ? Mgr Bruno Lefevre Pontalis, vicaire général

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