Lors du Concile Vatican II, la constitution Sacrosanctum Concilum sur la liturgie fut adoptée très rapidement par les pères conciliaires. Retour dans Ecclesia Magazine avec notre invité l’essentiel de cette constitution.

Le frère Patrick Pretot explique que l’idée de réformer la liturgie date du XXème siècle. L’héritage liturgique devient inadapté notamment avec l’effort missionnaire qui rend compliqués certains usages. Dans « un rapport œcuménique avec l’Orient », « un retour aux sources » est nécessaire, il y a une volonté du concile d’une liturgie liant l’Orient et l’Occident.

La première partie est « purement théologique » et met en lumière que la liturgie est un don de Dieu. Le frère ajoute que Vatican II nous enseigne que la liturgie manifeste le « mystère de l’Église unie au mystère du Christ » dont il en est la tête. Le frère Patrick Petrot ajoute que l’Église vue comme un mystère et non comme « institution » est le fruit d’une « redécouverte » du XXème siècle. Le frère synthétise trois modalités de la présence du Christ dans la constitution Sacrosanctum Concilium

  • Par la messe par laquelle est rendue présent « l’évènement » aux fidèles de « la mort et la résurrection du Christ »
  • « La présence du prêtre qui rappelle que c’est le Christ qui préside l’Eucharistie »
  • « La présence réelle du Christ est manifestée sous les espèces eucharistiques »

Le frère précise que Vatican II a apporté à la liturgie « la présence réelle du Christ dans sa Parole ». Le lien entre la Parole de Dieu et la sainte eucharistie est la « Révélation » de la Parole de Dieu.

De cette Parole de Dieu, le frère Patrick Petrot déplore un intellectualisme inapproprié, puisque la Parole Révélée « c’est reconnaitre dans la foi que Dieu s’adresse à son peuple ».

Autre point de la constitution Sacrosanctum Concilium qui pour le frère n’a pas été compris. Il s’agit de « la participation active de tous les fidèles » à la liturgie. Le bénédictin se désole que par « participation active », on est compris « activisme liturgique ». Par actif, le frère entend aussi « contemplatif », il met en avant la participation active de tous car « la liturgie est une action commune où a lieu la rencontre entre Dieu et son peuple ».

En ce qui concerne l’utilisation des langues vernaculaires non encouragées par le concile mais déjà en usage, le frère conclut en expliquant que notamment en France, le Français était « largement présent dans la liturgie » en particulier « dans le chant ».

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