Monseigneur Philippe Barbarin, primat de Gaules et archevêque de Lyon est l’invité de Louis Daufresne dans le Grand Témoin. Il revient sur l’actualité médiatique de l’été et sur son diocèse de Lyon qui s’apprête à fêter les 50 ans du concile Vatican II.
Le mariage homosexuel
L’intervention du gouvernement sur cette question est dangereuse pour Monseigneur Philippe Barbarin. On touche à « un socle fondamental » sur lequel il nous faut pas légiférer. Le « gouvernement n’a pas tous les droits », c’est une loi qui va « déstabiliser en profondeur notre société ».
Pour l’archevêque, chaque chrétien doit être témoin du christ et exprimer à son niveau sa foi. L’intervention du Cardinal Vingt-Trois est saluée par l’archevêque de Lyon, mais celui-ci déplore un écho médiatique qui n’avait pas lieu d’être. « Il s’agissait d’une prière simple, claire, assez banale ». Le problème des médias pour Mgr Barbarin, c’est la nécessité du « buzz », l’immédiateté qui demande une information « choc ». Dans ces conditions, il est difficile d’annoncer l’Évangile. Le cardinal note que c’est quand il y a de la « gratuité dans l’action » que le message passe, l’exemple relevé est celui des petites sœurs des pauvres qui se mettent au service des plus démunis, « quand il y a de la pauvreté il faut y mettre de l’amour ».
L’exemple des Roms accueillis par des prêtres dans les églises est aussi révélateur du respect de l’Église pour les décisions de justice mais en même temps de la mission qui lui incombe, celle d’aimer son prochain.
D’une manière générale, « il n’est pas facile d’être chrétien », c’est « merveilleux » mais c’est difficile, un combat de tous les jours face à l’extérieur, contre soi. Mais pour Mgr Barbarin,« Les chrétiens doivent prendre leurs responsabilités ».
50ème anniversaire du concile Vatican II
Le diocèse a effectué une préparation pour ce grand anniversaire sur trois ans.
Une première année était consacrée à la réalité du corps, la seconde aux questions d’éducation et de culture et la troisième à la vie spirituelle.
La finalité étant de placer l’Eglise en tant que servante de la Joie où chacun a sa place.


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