Elodie Chapelle dans Ecclesia Magazine reçoit Denis Dupont-Fauville, professeur à la Faculté Notre Dame. Retour sur la rédaction de la constitution Dei Verbum qui a demandé 3 ans de travail des pères conciliaires lors du Concile Vatican II.

Les textes du Concile Vatican II :

Denis Dupont Fauville explique que le travail des pères conciliaires à conduit à l’élaboration d’un certain nombrs de textes mais principalement de quatre constitutions. Deux d’entre elles sont des « constitutions dogmatiques », Dei Verbum qui concerne la révélation divine et Lumen Gentium qui traite de l’Eglise. Les deux autres, Sacrosanctum Concilium concernent la liturgie et Gaudium & Spes revêt un « statut inédit » car cette dernière constitution doit être sans cesse méditée.

La constitution Dei Verbum

Denis Dupont-Fauville rappelle qu’un premier travail sur la constitution avait été présenté aux pères conciliaires qui ont montré une certaine « défiance » vis-à-vis du texte. En effet presque « 2/3 des membres ont voté contre ». Le texte aurait pu passer mais « le Pape solidaire au Concile l’a retiré » et a demandé à ce qu’il soit retravaillé. Ce travail du Concile sur la Constitution Dei Verbum durera 3 ans. Ce temps prit est révélateur de l’enjeu de cette constitution dont l’équilibre tient entre le « rapport à l’Ecriture et à la tradition de l’Eglise ». Le professeur explique qu’il a fallu trouver des « formules équilibrées » car au cœur c’est Dieu qui place l’Homme dans la Trinité, et qui veut vivre en communion avec lui. La Constitution est composée de six chapitres, Denis Dupont-Fauville en explique deux.

Chapitre I

Ce premier chapitre est indispensable selon Denis Dupont-Fauville et parle de « la révélation en général ». Dieu s’adresse aux hommes par des « paroles » mais aussi par des actes, sa Parole n’est donc jamais sans effet. « Les paroles donnent le sens des événements et les événements confirment les paroles ». Le concile appelle chaque chrétien à avoir « une vision globale à la fois de l’histoire de la révélation pour comprendre ce que Dieu veut nous dire ». L’Eglise se voit donc confier  par Dieu la mission de « transmission ».

Chapitre II

L’Homme doit vivre de l’Ecriture (écrite par les apôtres « inspirés » par l’Esprit Saint) et de la vie des apôtres dont découle la tradition de l’Eglise. Le Concile explique que les lecteurs sont « assistés » de l’Esprit Saint. L’unique source de l’Ecriture et de la Tradition de l’Eglise, c’est Dieu, donc il importe à l’Homme d’avoir les deux.

Denis Dupont-Fauville conclut en expliquant que le Pape Benoît XVI, lors d’une exhortation post synodale, a rédigé pendant deux ans Verbum Domini. L’enseignant note qu’en inversant les termes « Dieu » et « Parole », Benoît XVI a actualisé Dei Verbum en se posant la question de la répercussion de la Parole, à savoir  « comment la Parole peut être vécue ».

Article rédigé par

0 commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *