Dans La Voix est Libre, nos invités, Guillaume Denoix de Saint Marc, porte-parole de l’association nationale des victimes du terrorisme, Alain Rodier, Ancien officier supérieur des services de renseignement français et Alexandre Del Valle, Essayiste, Géopolitologue, co-fondateur de l’Observatoire géopolitique de la Méditerranée analysent les problématiques liées au terrorisme en France.
Alain Rodier rappelle que les menaces terroristes en France sont connues depuis longtemps. Le lien a depuis longtemps été établi entre « le crime inorganisé » (trafic de drogues ) et le terrorisme (radicalisme islamiste). L’ancien officier supérieur des services de renseignement français rappelle qu’il n’y a pas de « connivences » avec les terroristes mais que des méthodes d’infiltration par des moyens humains utilisant la « manipulation » sont indispensables pour démanteler les réseaux. Face à la débâcle de l’affaire Merah, Alain Rodier rappelle que « deux attentats par an » sont évités grâce à l’intervention des services de renseignements français.
Guillaume Denoix de Saint Marc par son association explique la nécessité d’impliquer la victime dans un parcours où celle-ci se rend « visible » par l’action, notamment par la « recherche juridique ». Alexandre Del Valle rebondit en expliquant que la « victimisation » se déplace de la victime au bourreau qui, comme les psychopathes, se sent persécuté, se sent victime. Il s’agit, selon lui, de réaliser un travail à la source, qui « condamne toute légitimité morale de conduite à la haine ». Légitimité qui, comme l’explique notre invité, se retrouve dans certaines musiques prônant la « haine des juifs » ou auprès « d’idéaux d’extrême gauche ». Le géopolitologue illustre son propos par des mouvements tels que le Hamas qui seraient « légitimés par certains partis politiques » (« extrême gauche » principalement). Guillaume Denoix de Saint Marc rappelle d’ailleurs que de nombreuses victimes de ces associations sont musulmanes: leur donner une visibilité aide à déconstruire ce discours. Alexandre Del Valle condamne les enjeux financiers qui amènent l’Occident à pactiser avec des pays dans lesquels l’Islam est le plus radical (Pakistan, Arabie Saoudite).
Nos invités s’accordent à préciser que les premières victimes de ce terrorisme islamique sont les musulmans et les chrétiens d’Orient, victimes de « christianophobie ».


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