Dans le Débat de la Semaine aujourd’hui, nos deux invités Victor Loupan et Jean-Pierre Denis décryptent l’information.
Suite à la prise de position du grand rabbin de France, Gilles Bernheim qui s’oppose contre « le mariage pour tous », Jean-Pierre Denis salue les prises de positions des religions qui ne réduisent pas le débat à l’angle confessionnel mais l’élargissent en soulevant des problèmes d’ordres anthropologiques et sociétales. Jean-Pierre Denis poursuit, en se réjouissant de l’opinion publique, qui semble réagir et qui entre véritablement dans le débat. Victor Loupan ajoute que les homosexuels semblent avoir été « pris au piège par les activistes » qui ont lancé ce débat (LGBT…). Pour lui, il s’agit d’une action « militante, démagogique ». Il ajoute que cette action correspond à un « fond libéral libertaire ». Jean-Pierre Denis parle d’une « mutation » d’une revendication qui est passée d’un « mouvement libertaire » à une revendication de « normalisation », « d’institutionnalisation ». Cette « mutation », pour Jean-Pierre Denis, mérite d’être étudiée. Pour Victor Loupan, c’est la « perte de sens » qui a permis ces revendications, « le mariage ne vaut plus rien ». Jean-Pierre Denis préfère parler de « crise du mariage », considérant qu’il y a toujours les mêmes « aspirations » à cette institution. Le problème, poursuit- il, est que « nous sommes dans une société qui pousse à l’éclatement ».
Victor Loupan, s’insurge contre la prise de position du ministre de l’Education nationale. Ses propos relèvent d’une « irresponsabilité du politique », pour lui, dans « un monde qui a changé », rappelant que le « shit consommé aujourd’hui est 40 fois plus fort et transgénique qu’avant ». Jean-Pierre Denis invite à s’interroger sur une dépénalisation face à deux problèmes posés : la politique de santé publique qui s’avère inefficace et la politique de prohibition qui favorise le trafic. Jean-Pierre Denis parle de « revendications liées à des époques » : « l’époque libertaire » avec «le joint comme symbole », puis la question de « santé publique », et aujourd’hui le cannabis, comme le tabac, un secteur de taxation pour l’Etat.
Sans de « véritables politiques alternatives », Victor Loupan explique que la politique actuelle en France est la même que celle de Thatcher. Pour lui, il y a « un vrai problème de politique en France ». Jean-Pierre Denis, explique que l’on va vers une « union bancaire ». Favorable à une « perspective fédéraliste », Jean-Pierre Denis demande à François Hollande d’assumer une vision claire de sa vision de l’Europe comme le fait Angela Merkel. Victor Loupan explique « une vision de l’Europe basée sur un malentendu ».





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