Dans une société où les programmes éducatifs sont de moins en moins exigeants, le directeur du collège Stanislas à Paris, Daniel Chapelier livre à Vincent Neymon son expérience sur l’éducation de l’enfant dans un cadre scolaire catholique.
Aux détracteurs qui qualifient le collège Stanislas d’élitiste, Daniel Chapellier répond que seule la réussite de l’enfant importe et non la réputation d’un établissement. Ce qui compte pour lui, ce qui le motive dans sa profession, c’est d’inculquer aux élèves « le sens de l’effort », « le dépassement de soi ». Une « exigence fondamentale » pour ce directeur qui voit dans les petites choses de la vie quotidienne (respect de la tenue, coupe de cheveux respectable…) un « respect d’autrui nécessaire aux relations humaines » indispensables pour l’élève. Le directeur considère qu’ « il n’y a pas de petits efforts », l’effort est général et doit aider l’élève à se dépasser dans les difficultés qu’il rencontrera en société.
La vision chrétienne au collège Stanislas
Il n’y a pas de « liberté sans connaissance », le collège se doit pour le directeur d’annoncer le Christ. L’Angelus est alors proposé avant 8h30 pour ceux qui veulent y assister. Défenseur du latin et de l’allemand, Daniel Chapellier voit dans l’apprentissage de ces langues, certes rigoureuses un dépassement de soi. Ces langues ne serviront peut-être pas dans le milieu professionnel mais elles sont nécessaires, « c’est parce que c’est gratuit que c’est bon ». Par souci « d’un effort de dénuement », le directeur s’oppose au port de l’uniforme mais exige de ses élèves une tenue vestimentaire convenable. Les élèves de première ont l’obligation de s’engager dans un service civique. Ce qui est imposé au départ dans cet engagement se transforme peu à peu en véritable bonheur pour ces jeunes.
La vocation du collège Stanislas, comme le souligne son directeur, c’est de préparer des hommes et femmes de demain qui auront fait fructifier leurs talents et les auront mis « au service de leur environnement ».



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