Dans le Grand Débat du vendredi 28 septembre 2012, Patrice de Plunkett, Victor Loupan et Henrik Lindell abordent les questions du mariage homosexuel, du racisme anti blanc et de l’intervention télévisée du Premier ministre hier soir sur France 2.

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Le racisme anti blanc

Nos invités s’accordent pour dire que celui-ci existe bel et bien et qu’il est tout autant condamnable. Comme le précise Victor Loupan, c’est « un sujet porteur » pour Jean François Copé mais la véritable question pour lui est comment vont-ils faire pour enrayer ce problème ? Patrice de Plunkett poursuit en ajoutant que la manque de « blanc » dans certains quartiers fait écho à « une situation démographique qu’il a fallu comblé » mais qu’il ne sert à rien de « déplorer la réalité ». Henrik Lindell ajoute que ce sujet est  « tabou » en France et que « le politiquement correct nous empêche sereinement d’aborder ces questions ». Nos invités ajoutent qu’ « on ne peut pas être chrétiens et être raciste ». Patrice de Plunkett précise à ce niveau là que dans la Bible le racisme est dénoncé : « Il s’agit d’un itinéraire d’un peuple qui se dégage lentement de l’ethnicité religieuse pour acquérir un semblant de début d’universel ». Henrik de Lindell ajoute que « le racisme existe dans les Eglises » et qu’il faut « le dénoncer » .Patrice de Plunkett conclu en mettant en garde de ne pas confondre « l’ethnique et religieux ».

Le mariage homosexuel

Patrice de Plunkett se réjouit d’un débat qui semble prendre forme et dans lequel différents intervenants pas seulement religieux font entendre leurs inquiétudes en ce qui concerne le mariage gay. Patrice de Plunkett cite, » les juristes, les pédopsychiatres, les philosophes de gauches et les catholiques ». L’objectif pour empêcher ce projet de loi d’aboutir est de « mettre la pression sur les élus de la majorité les plaçant face à leurs responsabilités ». Henrik de Lindell ajoute que le gouvernement se rend compte de la nécessité d’un débat sur des questions auxquelles il doit être mis face à ses responsabilités. Le véritable problème pour lui c’est « l’homoparentalité ». Victor Loupan dénonce « un rapport à la réalité qui est nié pour des raisons idéologiques ». Pour lui, « l’homoparentalité est impossible ».

L’intervention télévisée de Jean Marc Ayrault

Patrice  de Plunkett dénonce une intervention télévisée basée sur du « flou ». C’est « la langue de bois » qui était d’usage face à des « journalistes qui n’ont pas posé les bonnes questions ». Henrik Lindell veut laisser au 1er ministre « le bénéfice du doute » et attend de voir « ce qui va où plutôt ce qui peut se faire ». Victor Loupan voit dans cette intervention,  « une impuissance du politique » que le gouvernement ne peut plus masquer. Il s’insurge contre « un mensonge du politique » face au peuple qui tend à devenir de  « plus en plus pauvre ».

 

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1 commentaire

  1. Isa R Le 29 septembre 2012 à 11:00
    Bonjour, J'ai écouté la partie de l'émission consacrée au racisme anti-blanc. Les discussions se sont beaucoup cristallisées sur la difficulté d'être le seul blanc de son immeuble et de devoir défendre son identité chrétienne, situation qui me semble non pas impossible mais tout de même un brin caricaturale. L'équation "étranger de couleur = musulman" et "blanc = chrétien" est bien fragile. Tendre vers ce type d'assimilation, c'est risquer de ne pas entrer dans la réalité des questions d'identité religieuse et ethnique, qui se posent pourtant avec force et urgence aujourd'hui. C'est aussi oublier la foi chrétienne d'un grand nombre de personnes issues de l'immigration africaine, parfois asiatique ou de personnes de couleur venues d'outre mer. C'est enfin s'épargner la réflexion sur le phénomène de déchristianisation des Français d'origine et sur la difficulté de notre société occidentale laïque, démocratique et consumériste à générer ou à accepter les nourritures spirituelles. Cela m'a attristée d'entendre des propos "parisianocentrés" (comme le reconnaissait lui-même un des invités) et peinant à rendre compte de la réalité de ces questions dans les quartiers de forte présence immigrée. Pourquoi ne pas faire intervenir sur ces questions des personnes plus investies sur le terrain ? Par exemple des éducateurs, des élus locaux, des chrétiens engagés (ou membre d'autres religions) présents dans les quartiers populaires ? La question le mérite. Bien cordialement, IR

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