Hervé Morin, président du Nouveau Centre, député de l’Eure et ancien ministre de la Justice est l’invité de l’émission Face aux Chrétiens. Interrogé par nos journalistes, le centriste revient sur l’UDI, l’Europe et la politique de la présidence Hollande.
L’UDI (Union des démocrates et indépendants)
Hervé Morin reconnait la nécessité de ce nouveau parti alors que l’expression politique du centre venait à « disparaître ». Le député centriste reconnaît les divisions qui existaient au sein des centristes mais considère aujourd’hui que chacun est « plus prêt psychologiquement ». Il s’agit d’une formation politique indépendante qui sur le modèle du Parti Socialiste allié aux Verts et Front de Gauche est amenée à créer des alliances avec le Modem ou l’UMP. Par cette construction, Hervé Morin explique que l’UDI entend « peser lors des élections municipales et des élections européennes » avec un projet politique qui entend faire de l’Europe une construction fédérale ».
Le mariage homosexuel
Si le Président du Nouveau Centre est profondément opposé au mariage homosexuel considérant qu’il s’agit d’une institution « sacrée » pour les Français, en revanche, le député de l’Eure est favorable à l’homoparentalité jugeant que « l’enfant a le droit d’être protégé » juridiquement.
Le drame d’Echirolles
Hervé Morin salue l’action de Manuel Valls dans ses fonctions de ministre de l’Intérieur. Pour lui, c’est « le seul membre du gouvernement qui s’en sort plutôt bien ».
Le Traité Européen
Hervé Morin qualifie de « farce » la promesse de François Hollande lors de la campagne présidentielle de renégocier le traité européen. En réalité, Hervé Morin explique que le président n’a pas eu d’autre choix que de l’accepter tel quel. Le député de l’Eure juge ce traité « nécessaire mais pas suffisant ». Le Président du Nouveau Centre parle de « changer l’Europe en profondeur ». Il s’agit de « créer un véritable espace économique » en allant vers « une intégration budgétaire, fiscale et sociale sur des politiques individuelles européennes et des politiques de recherches européennes ».
La politique budgétaire de la France
Hervé Morin souhaite le retour de la TVA sociale qualifiant la taxe de la CSG « de mauvaise TVA ». Pour lui, il faut une mesure forte qui « frappe l’acte de consommation ». En ce qui concerne la déclaration du gouvernement d’emmener le déficit public de la France à 3%, Hervé Morin n’y croit pas et juge ces hypothèses « irréalistes ». Il déclare « la mort de l’industrie financière française » par la délocalisation de services de grandes entreprises.

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