Luc Ferry, philosophe, écrivain, ancien ministre de l’Éducation National et président délégué du Conseil d’analyse de la société est l’invité du Grand Témoin. Interrogé par Louis Daufresne, il décrypte l’actualité médiatique.

 

Réécouter Réécouter l’émission

 

L’homoparentalité

 Pour le philosophe, le cœur du débat se situe au autre part. En réalité, les couples homosexuels peuvent déjà adopter, cela se fait déjà. La question est de savoir s’ils ont « le droit d’adopter en couple ». Luc Ferry juge que l’adoption d’un enfant d’un couple homosexuel est préférable dans « l’intérêt de l’enfant » qui a besoin de deux parents. Aux détracteurs qui s’oppose à ce projet loi, Luc Ferry invoque « une raison valable d’interdire » ce projet de loi. Pour lui il n’y en a aucune, l’essentiel étant pour l’enfant d’être aimé par ces couples. L’ancien ministre de l’Éducation National, ajoute que d’un point de vue « psychologique », une femme peut très bien incarné l’autorité et un homme peut être maternel. En ce qui concerne la procréation médicalement assistée, Luc Ferry y est pour mais condamne le recours aux mères porteuses, jugeant que si l’on peut être « interchangeable d’un point de vue psychologique on ne peut l’être d’un point de vue biologique ».

 La vidéo islamophobe

 Pour Luc Ferry, il s’agit d’une vidéo « absurde » et « horrible ». Pourtant s’il comprend l’offense, il note que le problème de ces émeutes se situe dans « la confusion qui règne dans le monde islamiste ». C’est à dire « l’incapacité qu’on les islamistes à faire la différence entre l’individu et la communauté ». C’est à dire que la bêtise de certains ne doit pas être généralisable à toute une communauté.

 La fin de vie

 Le débat sur le recours à l’euthanasie en France pose des problèmes « éthiques » mais aussi « économiques » comme le soulève Luc Ferry. Cet aspect est d’ailleurs tabou, le philosophe déplore une maltraitance des personnes âgées au détriment du « place aux jeunes ». Il reconnait rejoindre l’Église en étant « défavorable à l’euthanasie », jugeant la Loi Léonetti « bonne ». Ce sur quoi Luc Ferry aimerait débattre c’est sur « la dignité de la fin de vie », ayant en horreur de considérer « la souffrance et la dépendance comme indigne  ».

Article rédigé par

0 commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *