Nos invités débattent autour de l’actualité d’un fond d’investissement du Qatar dans les petites entreprises des banlieues.

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Jérémy Robine, Docteur en Géopolitique, auteur de « Les ghettos de la nation » chez Vendémiaire (oct 2011), et consultant, Karim Sader, politologue et consultant, spécialiste du Moyen-Orient et du Golfe arabo-persique et Faten Hidri membre de L’Aneld et élue du parti radical de l’Essonne.

Le Qatar et la France

Karim Sader rappelle que les relations bilatérales entre la France et le Qatar remonte à la présidence de François Mitterrand, se poursuivent sous Chirac mais se personnalisent sous la présidence de Nicolas Sarkozy. Une relation quasi exclusive avec le Qatar qui jette un froid avec l’Arabie Saoudite et les Emirats Arabes et engendrent « la perte de certains contrats ».

Présent dans le capital dans beaucoup d’entreprises du CAC 40. Le politologue ajoute encore que ce « micro état » est situé dans une zone sensible et a « une volonté d’exister » ,le moyen : « investir de l’argent dans les entreprises de la zone euro ». Une zone euro qui connait une crise économique sans précédent. Cette crise a d’ailleurs intensifiée les investissements des Qataris .

L’Aneld à l’initiative des 50 millions d’euros pour les banlieues

L’association s’est rendue en décembre dernier à Doha pour cette levée de fond. Faten Hidri explique que celle ci ne s’est pas faite à l’initiative du Qatar. L’objectif de l’Aneld c’est de soutenir « des gens qui ont une vraie capacité, de vrais projets mais qui ne peuvent pas avancer car il n’y a pas de financements. » Dans une « logique purement économique » c’est en tant qu’ « investisseurs » que l’Aneld s’est présenté. L’élue soutient que « le Qatar ne participera pas à une politique de la ville ». Faten Hidri explique que « le Qatar attend un retour sur investissement » ajoutant que l’Emir a expliqué ne pas vouloir « faire de la charité ». Faten Hidri poursuit en disant que « la rentabilité » et « la viabilité » des projets a été étudiée. L’avocate ajoute qu’il n’y a eu aucuns « critères confessionnels» permettant la levée de ces fonds.

Les banlieues

Jérémy Ronbine, explique que les banlieues subissent une situation d’emplois précaire liés en parti à des « discriminations sociales ». Suite à cela, le doctorant a observé un changement qui s’est opéré et qui passe par la création d’entreprises. Il ajoute qu’il existe un certains nombres d’associations pour soutenir cette création d’entreprises mais celle-ci ont peu de soutien financier

Pour Karim Sader, l’injection de fond du Qatar dans les banlieues n’est pas « désintéressée » et sur le long terme, il pourrait y avoir « un problème de souveraineté ».

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