Les difficultés économiques qui caractérisent la crise mondiale que nous traversons nous poussent à nous questionner sur la richesse. A l’heure où les pauvres sont encore plus pauvres et les riches encore plus riches, que penser de la richesse ?

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Tout d’abord, comme le souligne Philippe Villemus, la notion de richesse est à relativiser. Nous sommes bien plus riches que dans plusieurs pays en voie de développement et nous pouvons relever plusieurs autres exemples de ce type mais au final, nous sommes « plus riches que les générations précédentes ». Nos intervenants ajoutent que la richesse est multiple. On peut l’acquérir par l’éducation et l’instruction qui donnent le choix d’une profession, la culture… D’un point de vue religieux, la richesse nous vient des dons de l’Esprit Saint, c’est une richesse intérieure. Philippe Villemus rappelle deux types de richesses à distinguer :

-« la richesse en patrimoine » : ce que l’on possède (maison, terrain).

-«  la richesse en revenus » : ce que l’on touche en un mois ou en une année.

 

Le message des Evangiles en ce qui concerne la richesse

Dans la Bible, plusieurs passages condamnent le riche. En réalité, ce sur quoi met en garde la religion, c’est le rapport de l’homme face à l’argent. Rapport qui peut s’avérer dangereux si le riche se replie sur lui-même et ne donne pas à son prochain. C’est la mauvaise utilisation de la richesse qui est condamnable. L’Evangile donne « une leçon de modération » face à la cupidité.

 

Taxation des très hauts revenus

Les très hauts revenus font débat aujourd’hui, l’Etat a même décidé de les taxer. La réalité c’est que la taxation à 75% des hauts revenus reste dérisoire pour le budget du gouvernement et ne concerne que « 2000 Français ». Philippe Villemus qui a analysé entre autre les revenus des footballeurs, explique que ces derniers sont payés en grande partie par « les fonds publics » car « les clubs de foot sont déficitaires ». Il note  que l’on attribue dans le travail deux notions, « celle de la rareté et celle de l’utilité ». L’économiste prend l’exemple du footballeur qui sera rémunéré par ses dons sportifs qui le rendent unique alors que la notion d’utilité est galvaudée dans le travail, l’infirmière est moins bien payée qu’avant alors que son travail est « utile ».  Le problème étant « la destruction de la valeur du travail ».

Aujourd’hui, le seuil de pauvreté pour une personne seule en France est de 50% du revenu médian soit 800 euros par mois, 2000 euros pour un couple avec deux enfants. Une situation qui touche 4.8 millions de Français.

 

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