C’est en véritable défenseur de la langue française que notre invité Hubert Aupetit, professeur de français dans une école préparatoire défend l’apprentissage du latin dans nos écoles.
Loin de défendre un « académisme » du latin, Hubert Aupetit plaide pour l’apprentissage du latin afin de mieux comprendre et ainsi mieux parler et écrire le français.
C’est notre « langue mère » qu’il faut défendre qui est la « base » du français. De plus, le professeur relève par son expérience l’intérêt de tous les publics à apprendre le latin et à ainsi comprendre la « source » de leur langue. Hubert Aupetit veut l’accès du latin pour tous et non pour une élite, c’est par « souci démocratique » que cette langue doit être défendue dans son apprentissage dans les écoles.
La richesse du patrimoine
Notre patrimoine littéraire depuis plusieurs siècles est riche. Nous avons de la chance depuis le XVIème siècle de jouir d’une langue qui « s’est stabilisée ». Aujourd’hui encore nous avons accès à ce patrimoine, mais l’évolution rapide du français nous presse à rester proche de « la source », proche de cette culture latine.
Une discipline oubliée dans nos institutions
Le latin n’est pas une priorité de l’Éducation Nationale, Hubert Aupetit déplore une « idéologie du moderne ». Le professeur répond aux détracteurs qui pense qu’étudier le latin s’est se tourner sur un « passé révolu ». Loin de tout cela, étudier le latin s’est comprendre le passé, les origines, les bases afin d’être plus « ouvert sur l’avenir et les autres ». On déplore aujourd’hui que l’apprentissage du latin ne soit pas acquis par les enfants à l’entrée en 6ème. Pourtant, Hubert Aupetit explique qu’on ne leur donne pas suffisamment de temps pour « comprendre, intériorisé » la langue française. Au lycée, et notamment en terminale, c’est une opposition erronée des séries L et S qui est faite. On peut être scientifique et bien parler français, être sensible aux matières philosophiques et littéraires et vice versa. Par une « idéologie de la transparence », peu dans l’Église Catholique parlent le latin, c’est pourtant « la langue mère de la théologie ».
Au final, par la langue latine, c’est un patrimoine, une culture littéraire importante et riche à laquelle tout le monde doit avoir accès. Toujours dans un « souci démocratique », pour le professeur,« mieux on parle, mieux on se parle ».


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